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Prières

Les prières

Les écrits occupent une place centrale dans le judaïsme : la Bible, le Talmud, les livres de commentaires, les livres de prière... Parmi tous ces écrits, certains textes ont pris une importance particulière : vous en trouverez ici une sélection.

Vous trouverez ici des textes liturgiques, c’est-à-dire
des prières et des bénédictions.

Ces textes liturgiques sont importants à connaître pour la célébration des temps forts du calendrier juif.

Chabbat
Prochainement

Le motsi est la bénédiction dite sur le pain avant le repas.

Le Chabbat, on prononce cette bénédiction sur deux pains (traditionnellement deux pains tressés appelés ’hallot) qui représentent les deux portions de manne que les Hébreux recevaient le vendredi pendant la traversée du désert (ils avaient une double portion le vendredi car ils ne pouvaient pas en ramasser le samedi en raison du Chabbat).

Bénis sois-tu, Éternel, notre Dieu, Souverain du monde, qui fais sortir le pain de la terre.

בָּרוּךְ אַתָּה יְהוָֹה אֱלהֵינוּ מֶלֶךְ הָעולָם. הַמּוצִיא לֶחֶם מִן הָאָרֶץ

Baroukh ata Adonaï Elohénou Mélekh ha-olam, hamotsi lé’hem min ha-arets.

Motsi - מּוצִיא

Cet hymne est chanté à l’office du vendredi soir pour accueillir le Chabbat comme s’il s’agissait d’une fiancée tant attendue.

Il a été composé par le poète Chlomo Halévi Alkabets qui a vécu au XVIe siècle à Safed, en Érets Israël.

Va, mon Bien-aimé, au-devant de la Fiancée, allons accueillir le Chabbat.

"Observe" et "souviens-toi" (du Chabbat) : c'est en une seule parole que le Dieu Un et Unique
Nous fit entendre ces deux injonctions.
L'Éternel est Un et Son nom sera Un,
Pour Son renom, Sa gloire et Sa louange.

Venez, allons au-devant du Chabbat,
Car il est la source de toute bénédiction.
Dès l'origine, le Chabbat fut couronné : Il clôt l'œuvre de la Création,
Mais dans la pensée du projet, il était en premier.

Sanctuaire du Roi, Ville royale,
Relève-toi de tes ruines. Trop longtemps tu es demeurée
Dans la vallée des pleurs,
Mais voici que Lui s'émeut de ton sort.

Secoue la poussière, relève-toi.
Revêts-toi de tes vêtements de splendeur,
Ceux qui font la gloire de Mon peuple.
Par le fils de Jessé, le Bethléhémite,
Accède à mon âme afin de la délivrer.

Réveille-toi, réveille-toi !
Et qu'enfin ta lumière brille. Relève-toi, ma lumière, et éclaire.
Lève-toi, Lève-toi, entonne ton chant,
Car la gloire de l'Éternel se révèle à toi.

Tu ne seras plus humiliée, tu ne seras plus méprisée !
Alors, pourquoi soupires-tu et gémis-tu, accablée ?
En toi, les humbles de mon peuple trouveront refuge
Et voici que la Ville (sainte) sera rebâtie sur ses ruines.

Tes spoliateurs seront à leur tour livrés au pillage,
Et tous tes oppresseurs seront chassés.
Ton Dieu Se réjouira enfin de toi,
Comme l'époux de sa fiancée.

De tout côté, tu déborderas de joie,
En proclamant la gloire de l'Éternel.
Par un homme fils de Pèrets,
Nous nous réjouirons et exulterons.

Sois donc la bienvenue, toi, diadème de ton Époux ;
Approche, dans la liesse et l'allégresse,
Jusqu'aux fidèles du peuple de prédilection,
Viens donc, Fiancée, viens donc, Fiancée !

לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

שָׁמור וְזָכור בְּדִבּוּר אֶחָד
הִשְׁמִיעָנוּ אֵל הַמְּיוּחָד
ה' אֶחָד וּשְׁמו אֶחָד
לְשֵׁם וּלְתִפְאֶרֶת וְלִתְהִלָּה:

לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

לִקְרַאת שַׁבָּת לְכוּ וְנֵלְכָה
כִּי הִיא מְקור הַבְּרָכָה
מֵראשׁ מִקֶּדֶם נְסוּכָה
סוף מַעֲשֶׂה בְּמַחֲשָׁבָה תְּחִלָּה

לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

מִקְדַּשׁ מֶלֶךְ עִיר מְלוּכָה
קוּמִי צְאִי מִתּוךְ הַהֲפֵכָה
רַב לָךְ שֶׁבֶת בְּעֵמֶק הַבָּכָא
וְהוּא יַחְמול עָלַיִךְ חֶמְלָה

לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

הִתְנַעֲרִי מֵעָפָר קוּמִי
לִבְשִׁי בִּגְדֵי תִפְאַרְתֵּךְ עַמִּי
עַל יַד בֶּן יִשַּׁי בֵּית הַלַּחְמִי
קָרְבָה אֶל נַפְשִׁי גְּאָלָהּ

לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

הִתְעורְרִי
הִתְעורְרִי
כִּי בָא אורֵךְ קוּמִי אורִי
עוּרִי עוּרִי שִׁיר דַּבֵּרִי
כְּבוד ה' עָלַיִךְ נִגְלָה

לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

לא תֵבושִׁי וְלא תִכָּלְמִי
מַה תִּשְׁתּוחֲחִי וּמַה תֶּהֱמִי
בָּךְ יֶחֱסוּ עֲנִיֵּי עַמִּי
וְנִבְנְתָה עִיר עַל תִּלָּהּ

לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

וְהָיוּ לִמְשִׁסָּה שׁוסָיִךְ
וְרָחֲקוּ כָּל מְבַלְּעָיִךְ
יָשִׂישׂ עָלַיִךְ אֱלהָיִךְ
כִּמְשׂושׂ חָתָן עַל כַּלָּה

לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

יָמִין וּשְׂמאל תִּפְרוצִי
וְאֶת ה' תַּעֲרִיצִי
עַל יַד אִישׁ בֶּן פַּרְצִי
וְנִשְׂמְחָה וְנָגִילָה

לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה

בּאִי בְשָׁלום עֲטֶרֶת בַּעְלָהּ
גַּם בְּשִׂמְחָה בְּרִנָּה וּבְצָהֳלָה
תּוךְ אֱמוּנֵי עַם סְגֻלָּה
בּאִי כַּלָּה. בּאִי כַּלָּה

Shamor v’zakhor b’dibur echad

Hishmi’anu El ha‑meyuchad

Adon echad u‑shmo echad

L’shem u‑l’tiferet u‑l’tehilah

Lecha dodi likrat kalah, p’nei Shabbat n’kabelah

Likrat Shabbat lechu v’nelkah

Ki hi mekor ha‑brachah

Me’rosh miqqedem nesukhah

Sof ma’aseh b’machashavah techilah

Lecha dodi likrat kalah, p’nei Shabbat n’kabelah

Mikdash melekh, ir melukhah

Kumi tze’i mitokh ha‑hafekhah

Rav lakh shevet b’emek ha‑bakah

V’hu yachmol alayikh chemlah

Lecha dodi likrat kalah, p’nei Shabbat n’kabelah

Hitna’ari me’afar kumi

Livshi bigdei tifertekh ami

Al yad ben Yishai beit ha‑lachmi

Karvah el nafshi ge’ulah

Lecha dodi likrat kalah, p’nei Shabbat n’kabelah

Hit’orri, hit’orri

Ki ba oreikh, kumi ori

Uri uri, shir dabberi

K’vod Adonai alayikh niglah

Lecha dodi likrat kalah, p’nei Shabbat n’kabelah

Lo tevushi v’lo tikhalmi

Mah tishtochahi u‑mah tehemi

Bakh yechesu aniyei ami

V’nivnetah ir al tilah

Lecha dodi likrat kalah, p’nei Shabbat n’kabelah

V’hayu limshisah shusayikh

V’rachaku kol meval’ayikh

Yasis alayikh Elohayikh

K’m’shosh khatan al kalah

Lecha dodi likrat kalah, p’nei Shabbat n’kabelah

Yamin u‑smol tifrotzi

V’et Adonai ta’aritzi

Al yad ish ben Partzi

V’nism’cha v’nagilah

Lecha dodi likrat kalah, p’nei Shabbat n’kabelah

Ba’i b’shalom ateret ba’alah

Gam b’simchah, b’rinnah u‑b’tz’halah

Tokh emunei am s’gulah

Ba’i kalah, ba’i kalah

Lekha Dodi - לְכָה דודִי

Le Kiddouch est la bénédiction sur le vin. Faire le Kiddouch le vendredi soir et le samedi matin est une façon de proclamer que ce jour est différent des autres, que c’est un jour saint.

Le Kiddouch du vendredi soir commence par les versets de la Torah qui racontent que Dieu cessa l’œuvre de Création le septième jour et déclara ce jour saint (Genèse 2 :1-3).

Puis suivent deux bénédictions : la bénédiction sur le vin (Baroukh ata adonaï élohénou melekh haolam, boré peri hagafen) et une bénédiction plus longue qui présente le Chabbat comme la commémoration de la Création du monde d’une part et de la sortie d’Égypte d’autre part, car c’est après la sortie d’Égypte que le commandement d’observer le Chabbat a été donné aux Hébreux.

e ciel et la terre, et tout ce qu'ils renferment étaient achevés. Le septième jour, Dieu a clos l'œuvre qu'Il avait accomplie. Il fit cessation, au septième jour, de tout ouvrage qu'Il avait produit. Et Dieu bénit le septième jour et le proclama saint, parce qu'en ce jour, Il fit cessation de toute l'œuvre qu'Il avait créée et de tout ouvrage qu'Il avait accompli.

Avec votre permission, maîtres, messieurs.
Bénis sois-tu, Éternel, notre Dieu, Souverain du monde, qui crée le fruit de la vigne.

Bénis sois-tu, Éternel, notre Dieu, Souverain du monde, qui nous as sanctifiés par Tes commandements, et nous as désirés. Ton Chabbat saint, Tu nous l'as légué avec amour : commémoration de l'acte créateur, première des solennités, souvenir de la sortie d'Égypte. Car c'est nous que Tu as choisis et sanctifiés d'entre tous les peuples et à nous que Tu as légué, par amour, Ton saint Chabbat. Tu es source de bénédiction, Adonaï, Toi qui sanctifies le Chabbat.

׃יום הַשִּׁשִּׁי וַיְכֻלּוּ הַשָּׁמַיִם וְהָאָרֶץ וְכָל צְבָאָם

וַיְכַל אֱלהִים בַּיּום הַשְּׁבִיעִי מְלַאכְתּו אֲשֶׁר עָשָׂה. וַיִּשְׁבּת בַּיּום הַשְּׁבִיעִי מִכָּל מְלַאכְתּו אֲשֶׁר עָשָׂה׃
וַיְבָרֶךְ אֱלהִים אֶת יום הַשְּׁבִיעִי וַיְקַדֵּשׁ אתו. כִּי בו שָׁבַת מִכָּל מְלַאכְתּו אֲשֶׁר בָּרָא אֱלהִים לַעֲשׂות׃

סַבְרִי מָרָנָן וְרַבָּנָן וְרַבּוֹתַי
בָּרוּךְ אַתָּה יְהוָֹה אֱלהֵינוּ מֶלֶךְ הָעולָם בּורֵא פְּרִי הַגָּפֶן

בָּרוּךְ אַתָּה יְהוָֹה אֱלהֵינוּ מֶלֶךְ הָעולָם. אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְותָיו וְרָצָה בָנוּ. וְשַׁבַּת קָדְשׁו בְּאַהֲבָה וּבְרָצון הִנְחִילָנוּ. זִכָּרון לְמַעֲשֵׂה בְרֵאשִׁית. כִּי הוּא יום תְּחִלָּה לְמִקְרָאֵי קדֶשׁ זֵכֶר לִיצִיאַת מִצְרָיִם. כִּי בָנוּ בָחַרְתָּ וְאותָנוּ קִדַּשְׁתָּ מִכָּל הָעַמִּים וְשַׁבַּת קָדְשְׁךָ בְּאַהֲבָה וּבְרָצון הִנְחַלְתָּנוּ
בָּרוּךְ אַתָּה יְהוָֹה. מְקַדֵּשׁ הַשַּׁבָּת

Yom ha‑shishi vay’kullu ha‑shamayim v’ha’aretz v’khol tzeva’am

Vayekhal Elohim bayom ha‑shevi’i, melakhto asher asah. Vayishbot bayom ha‑shevi’i mikol melakhto asher asah.

Vayvarekh Elohim et yom ha‑shevi’i vay’kadesh oto. Ki bo shavat mikol melakhto asher bara Elohim la’asot.

Sabri maranan v’rabbanan v’rabbotai

Barukh attah Adonai Eloheinu, Melekh ha‑olam, borei peri ha‑gefen

Barukh attah Adonai Eloheinu, Melekh ha‑olam, asher kid’shanu b’mitzvotav v’ratzah banu. V’Shabbat kodsho b’ahavah u‑b’ratzon hinchilanu.

Zikaron l’ma’aseh Bereshit. Ki hu yom techilah l’miqra’ei kodesh, zecher li’tzi’at Mitzrayim.

Ki banu vacharta v’otanu kidashta mikol ha’amim, v’Shabbat kodshekha b’ahavah u‑b’ratzon hinchaltanu.

Barukh attah Adonai, mekadesh ha‑Shabbat.

Kiddouch du vendredi soir - קִידוּשׁ לֵיל שַׁבָּת

Faire le Kiddouch le vendredi soir et le samedi matin est une façon de proclamer que ce jour est différent des autres, que c’est un jour saint.

Il est composé d’un passage de la Torah (Exode 31 :16-17) qui présente le Chabbat comme un « signe éternel » entre Dieu et le peuple juif, et de la bénédiction sur le vin (Barouh ata adonaï élohénou melekh haolam, boré peri hagafen).

es enfants d’Israël observeront le Chabbat : ils le célébreront de génération en génération comme alliance éternelle. Ce sera entre Moi et les enfants d’Israël un signe éternel, et le témoignage qu’en six jours l’Éternel a fait le ciel et la terre, et que le septième jour, Il S’est interrompu et Il S’est reposé. (Exode 31:16)

Avec votre permission, maîtres, messieurs.
Bénis sois-tu, Éternel, notre Dieu, Souverain du monde, qui crée le fruit de la vigne.

וְשָׁמְרוּ בְנֵי יִשרָאֵל אֶת הַשַּׁבָּת
לַעֲשות אֶת הַשַּׁבָּת לְדרתָם בְּרִית עולָם
.בֵּינִי וּבֵין בְּנֵי יִשרָאֵל אות הִיא לְעולָם
.כִּי שֵׁשֶׁת יָמִים עָשה יְהוָֹה אֶת הַשָּׁמַיִם וְאֶת הָאָרֶץ
.וּבַיּום הַשְּׁבִיעִי שָׁבַת וַיִּנָּפַשׁ

סַבְרִי מָרָנָן וְרַבָּנָן וְרַבּוֹתַי
בָּרוּךְ אַתָּה יְהוָֹה אֱלהֵינוּ מֶלֶךְ הָעולָם בּורֵא פְּרִי הַגָּפֶן

V’shamru b’nei Yisrael et ha‑Shabbat

La’asot et ha‑Shabbat l’dorotam b’rit olam

Beini u‑bein b’nei Yisrael ot hi l’olam

Ki sheshet yamim asah Adonai et ha‑shamayim v’et ha‑aretz

Uvayom ha‑shevi’i Shabbat vayinnafash

Sabri maranan v’rabbanan v’rabbotai

Barukh attah Adonai Eloheinu, Melekh ha‑olam, borei peri ha‑gefen

Kiddouch du samedi matin - קִידוּשׁ הַיוׂם

EXPLICATION

Les premiers versets du Cantique des Cantiques (Chir Hachirim) sont chantés à l’office d’accueil du Chabbat le vendredi soir.

Ce cantique attribué au roi Salomon parle de l’amour entre Dieu et le peuple juif à travers l’image de l’amour entre un homme et une femme.

Qu'il me prodigue les baisers de sa bouche ! Car tes caresses sont plus délicieuses que le vin. Tes parfums sont suaves à humer. Telle une huile aromatique qui se répand, tel est ton nom. C'est pourquoi les jeunes filles se sont éprises de toi. Entraîne-moi à ta suite, courons ! Le roi m'a conduite dans ses appartements. C'est en toi que nous cherchons liesse et allégresse. Nous prisons tes caresses plus que le vin, car il est bon de t'aimer.

שִׁיר הַשִּׁירִים, אֲשֶׁר לִשְׁלֹמֹה
יִשָּׁקֵנִי מִנְּשִׁיקוֹת פִּיהוּ
כִּי-טוֹבִים דֹּדֶיךָ מִיָּיִן
לְרֵיחַ שְׁמָנֶיךָ טוֹבִים
שֶׁמֶן תּוּרַק שְׁמֶךָ
עַל-כֵּן, עֲלָמוֹת אֲהֵבוּךָ
מָשְׁכֵנִי, אַחֲרֶיךָ נָּרוּצָה
הֱבִיאַנִי הַמֶּלֶךְ חֲדָרָיו
נָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בָּךְ
נַזְכִּירָה דֹדֶיךָ מִיַּיִן
מֵישָׁרִים אֲהֵבוּךָ

Shir ha‑Shirim, asher li‑Shlomo

Yishakeni mi‑n’shiqot pihu

Ki‑tovim dodekha mi‑yayin

L’rei’ach shemaneikha tovim

Shemen turak shmekha

Al‑ken, alamot ahevukha

Mashkheni, akharekha narutzah

Hevi’ani ha‑Melekh chadarav

Nagilah v’nism’cha bakh

Nazkirah dodekha mi‑yayin

Meisharim ahevukha

Chir Hachirim

Chalom alékhem est un hymne que les Juifs ont coutume de chanter avant le Kiddouch du vendredi soir.

Le Talmud raconte que deux anges accompagnent chaque Juif sur son trajet entre la synagogue et sa maison après l’office du vendredi soir.

Cet hymne est une façon d’accueillir ces anges comme des invités et de se souhaiter un Chabbat bien paisible.

Que la paix soit sur vous, anges du service, anges des hauteurs, du Roi des rois, le Saint béni soit-il.
Que la paix accompagne votre arrivée, anges du service, anges des hauteurs, du Roi des rois, le Saint béni soit-il.
Que vous nous bénissiez par la paix, anges du service, anges des hauteurs, du Roi des rois, le Saint béni soit-il.
Que la paix accompagne votre départ, anges du service, anges des hauteurs, du Roi des rois, le Saint béni soit-il.

שָׁלום עֲלֵיכֶם מַלְאֲכֵי הַשָּׁרֵת מַלְאֲכֵי עֶלְיון
מִמֶּלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדושׁ בָּרוּךְ הוּא

בּואֲכֶם לְשָׁלום מַלְאֲכֵי הַשָּׁלום מַלְאֲכֵי עֶלְיון
מִמֶּלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדושׁ בָּרוּךְ הוּא

בָּרְכוּנִי לְשָׁלום מַלְאֲכֵי הַשָּׁלום מַלְאֲכֵי עֶלְיון
מִמֶּלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדושׁ בָּרוּךְ הוּא

בְּצֵאתְכֶם לְשָׁלום מַלְאֲכֵי הַשָּׁלום מַלְאֲכֵי עֶלְיון
מִמֶּלֶךְ מַלְכֵי הַמְּלָכִים הַקָּדושׁ בָּרוּךְ הוּא

Shalom aleikhem mal’akhei ha‑sharet, mal’akhei Elyon

Mimel’ekh mal’khei ha‑melakhim, ha‑kadosh barukh hu

Bo’akhem l’shalom, mal’akhei ha‑shalom, mal’akhei Elyon

Mimel’ekh mal’khei ha‑melakhim, ha‑kadosh barukh hu

Barkhuni l’shalom, mal’akhei ha‑shalom, mal’akhei Elyon

Mimel’ekh mal’khei ha‑melakhim, ha‑kadosh barukh hu

B’tzetkhem l’shalom, mal’akhei ha‑shalom, mal’akhei Elyon

Mimel’ekh mal’khei ha‑melakhim, ha‑kadosh barukh hu

Chalom alékhem - שָׁלוֹם עֲלֵיכֶם

Le commandement d’observer le repos du Chabbat figure dans les Dix Commandements : c’est le quatrième commandement. Mais il apparaît différemment dans les deux livres de la Torah qui contiennent les Dix Commandements : le livre de l’Exode et le livre du Deutéronome. Il existe deux versions.

La première version dit : « Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier. »
Et la deuxième version dit : « Garde ce jour du Chabbat pour le sanctifier. »

Selon le Midrach, ces deux verbes שָׁמוֹר (chamor) – garder - et זָכוֹר (zakhor) – se souvenir - furent prononcés par Dieu en même temps ! C’est pour cela qu’on marque le début du Chabbat en allumant deux bougies : la bougie « chamor » et la bougie « zakhor » !

C’est traditionnellement la mère de famille qui allume les bougies, mais pas obligatoirement.

Bénis sois-tu, Éternel, Éternel, notre Dieu, Souverain du monde, qui nous as sanctifiés par Tes commandements, et nous as ordonné d’allumer les bougies de Chabbat

Souviens-toi du jour du Chabbat pour le sanctifier.

Garde le jour du Chabbat pour le sanctifier.

בָּרוּךְ אַתָּה יְהוָֹה, אֱלהֵינוּ מֶלֶךְ הָעולָם, אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְותָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק נֵר שֶׁל שַׁבָּת

זָכוֹר אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת לְקַדְּשׁוֹ

שָׁמוֹר אֶת יוֹם הַשַּׁבָּת לְקַדְּשׁוֹ

Baroukh ata Adonaï, Elohénou Mélekh ha-olam, acher kidéchanou bé-mitsvotav vé-tsivanou lé-hadlik ner chel Chabbat.

Zakhor et yom ha-Chabbat lé-kadécho.

Chamor et yom ha-Chabbat lé-kadécho.

Bénédiction des bougies de Chabbat

Ce verset du Deutéronome est souvent chanté à la synagogue au moment de la lecture publique de la Torah.

« La Torah que Moïse nous a ordonnée est l'héritage de la communauté de Jacob »

(Deutéronome 33 : 4)

תּוֹרָה צִוָּה לָנוּ מֹשֶׁה מוֹרָשָׁה קְהִלַּת יַעֲקֹב

Torah tzivah lanu Moshe, morashah kehilat Ya’akov

Torah Tsiva Lanou
Prières quotidiennes
Prochainement

« Adon Olam » est un poème liturgique chanté à l’office du matin. « Adon Olam » signifie « Maître du monde ».

Les trois premiers couplets parlent de la toute-puissance de Dieu, les deux derniers parlent de la façon dont Dieu veille constamment sur nous.

Ainsi, l’ensemble du poème décrit un Dieu à la fois très au-dessus de nous et très proche de nous.

Maître du monde, Il a régné avant que rien ne fût créé. Lorsque tout s’accomplit selon Son désir, Il est appelé Roi. Et quand il ne resterait plus rien, Il serait toujours le seul vrai Souverain. Il fut, Il est et Il sera, et toujours Il resplendira, Il est Un, et nul second ne peut Lui être comparé. Il n’a ni commencement ni fin, à Lui la force et la puissance. Il est mon Dieu, mon Rédempteur et mon salut dans le malheur. Mon refuge miraculeux, Il remplira ma coupe quand je L’invoque. Entre Ses mains je recommande mon âme, lorsque je m’endors ou m’éveille. Et avec mon âme, je confie mon corps, l’Éternel est avec moi, je suis sans crainte.

אֲדון עולָם אֲשֶׁר מָלַךְ. בְּטֶרֶם כָּל יְצִיר נִבְרָא
לְעֵת נַעֲשָׂה בְחֶפְצו כּל. אֲזַי מֶלֶךְ שְׁמו נִקְרָא

וְאַחֲרֵי כִּכְלות הַכּל. לְבַדּו יִמְלוךְ נורָא
וְהוּא הָיָה וְהוּא הוֶה. וְהוּא יִהְיֶה בְּתִפְאָרָה

וְהוּא אֶחָד וְאֵין שֵׁנִי. לְהַמְשִׁילו וּלְהַחְבִּירָה
בְּלִי רֵאשִׁית בְּלִי תַכְלִית. וְלו הָעז וְהַמִּשְׂרָה
וְהוּא אֵלִי וְחַי גּואֲלִי. וְצוּר חֶבְלִי בְּיום צָרָה
וְהוּא נִסִּי וּמָנוּסִי. מְנָת כּוסִי בְּיום אֶקְרָא

בְּיָדו אַפְקִיד רוּחִי. בְּעֵת אִישָׁן וְאָעִירָה
וְעִם רוּחִי גְוִיָּתִי. אֲדנָי לִי וְלא אִירָא

Adon olam asher malakh, b’terem kol yetzir nivra

L’eit na’aseh b’chefzo kol, azai melekh shmo nikra

V’acharei kikh’lot hakol, levado yimlokh nora

V’hu haya v’hu hoveh, v’hu yih’yeh b’tif’arah

V’hu echad v’ein sheni, l’hamshilo u‑l’hachbira

B’li reishit b’li takhlit, v’lo ha’oz v’ha‑misrah

V’hu Eli v’chai go’ali, v’tzur chevli b’yom tzarah

V’hu nissi u‑manusi, menat kusi b’yom ekra

B’yado afqid ruchi, b’eit ishan v’aa’irah

V’im ruchi g’viyati, Adonai li v’lo ira

« Adon Olam » - אֲדוׂן עוׂלָם

Le « Chéma » est la prière la plus importante de la liturgie juive. Elle est récitée traditionnellement deux fois par jour, matin et soir. Le mot « chéma » signifie « écoute » en hébreu et la première phrase du « Chéma » signifie « écoute Israël, l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est Un ». Ainsi, les Juifs déclarent leur foi en un Dieu unique.

Le « Chéma » est composé de trois paragraphes extraits de la Torah : Deutéronome 6 :4-9, Deutéronome 11 :13-21 et Nombres 15 :37-41. Ces textes disent que les Juifs ont le devoir d’aimer Dieu, d’étudier la Torah, de l’enseigner à leurs enfants, et de mettre en pratique ses commandements.

La première partie du « Chéma » est également écrite sur le parchemin qui se trouve dans la mézouza.

Écoute Israël, l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est Un. Il est source de bénédiction, le nom glorieux de Son règne, à jamais.

Tu aimeras l'Éternel ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. Que ces paroles que Je te prescris aujourd'hui soient gravées en ton cœur. Tu les enseigneras à tes enfants, tu en parleras, lorsque tu demeureras chez toi comme lorsque tu seras en chemin, à ton coucher comme à ton lever. Tu les attacheras comme signe sur ton bras ; elles seront comme un fronteau entre tes yeux. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.

Si vous observez Mes commandements, ceux que Je vous ordonne aujourd'hui, d'aimer l'Éternel votre Dieu et de Le servir de tout votre cœur et de toute votre âme, J'enverrai la pluie sur votre pays en son temps, pluie précoce et pluie d'arrière-saison. Et tu récolteras ton froment, ton moût et ton huile fraîche. Je donnerai de l'herbe à ton champ pour ton bétail. Tu mangeras et tu seras rassasié.
(À voix basse :) Mais gardez bien votre cœur contre la séduction ; vous pourriez vous dévoyer et servir d'autres dieux, en vous prosternant devant eux. La colère de l'Éternel s'enflammerait alors contre vous. Il fermerait les vannes du ciel et il n'y aurait plus de pluie, la terre ne donnerait plus ses fruits et vous disparaîtriez bientôt de ce bon pays que l'Éternel vous a donné.
Placez Mes paroles sur votre cœur et dans votre âme, attachez-les en signe sur votre main, et qu'elles soient comme un fronteau entre vos yeux. Enseignez-les à vos enfants, parlez-en, dans vos demeures comme en voyage, à votre lever comme à votre coucher. Inscrivez-les sur les linteaux de votre maison et sur vos portes. Cela, afin que se multiplient les jours de votre présence et de celle de vos enfants sur la terre que l'Éternel a juré de donner à vos ancêtres, aussi longtemps que le ciel sera au-dessus de la terre.

L'Éternel parla à Moïse en ces termes : parle aux enfants d'Israël. Tu leur diras de se confectionner une frange aux coins de leurs vêtements, pour toutes les générations. Ils placeront sur la frange, un fil couleur d'azur. Ce sera pour vous une frange [distincte] et, lorsque vous la verrez, vous vous souviendrez de toutes les ordonnances de l'Éternel et vous les accomplirez. De la sorte, vous ne vous laisserez pas égarer par les penchants ni de votre cœur ni de vos yeux, par lesquels vous vous avilissez. Mais qu'à sa vue, vous remémorant tous Mes commandements, vous les exécutiez et deveniez saints pour votre Dieu. Je suis l'Éternel votre Dieu qui vous a fait sortir du pays d'Égypte pour être votre Dieu. Oui, Je suis l'Éternel votre Dieu.

שְׁמַע יִשְׂרָאֵל יְהוָֹה אֱלהֵינוּ יְהוָֹה אֶחָד
בָּרוּךְ שֵׁם כְּבוד מַלְכוּתו, לְעולָם וָעֶד

וְאָהַבְתָּ אֵת יְהוָֹה אֱלהֶיךָ. בְּכָל לְבָבְךָ וּבְכָל נַפְשְׁךָ וּבְכָל מְאדֶךָ׃
וְהָיוּ הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה אֲשֶׁר אָנכִי מְצַוְּךָ הַיּום עַל לְבָבֶךָ׃
וְשִׁנַּנְתָּם לְבָנֶיךָ וְדִבַּרְתָּ בָּם בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ׃
וּקְשַׁרְתָּם לְאות עַל יָדֶךָ וְהָיוּ לְטטָפות בֵּין עֵינֶיךָ׃
וּכְתַבְתָּם עַל מְזֻזות בֵּיתֶךָ וּבִשְׁעָרֶיךָ׃

וְהָיָה אִם שָׁמעַ תִּשְׁמְעוּ אֶל מִצְותַי אֲשֶׁר אָנכִי מְצַוֶּה אֶתְכֶם הַיּום לְאַהֲבָה אֶת יְהוָֹה אֱלהֵיכֶם וּלְעָבְדו בְּכָל לְבַבְכֶם וּבְכָל נַפְשְׁכֶם׃
וְנָתַתִּי מְטַר אַרְצְכֶם בְּעִתּו יורֶה וּמַלְקושׁ וְאָסַפְתָּ דְגָנֶךָ וְתִירשְׁךָ וְיִצְהָרֶךָ׃
וְנָתַתִּי עֵשֶׂב בְּשָׂדְךָ לִבְהֶמְתֶּךָ. וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ׃
הִשָּׁמְרוּ לָכֶם פֶּן יִפְתֶּה לְבַבְכֶם. וְסַרְתֶּם וַעֲבַדְתֶּם אֱלהִים אֲחֵרִים וְהִשְׁתַּחֲוִיתֶם לָהֶם׃
וְחָרָה אַף יְהוָֹה בָּכֶם וְעָצַר אֶת הַשָּׁמַיִם וְלא יִהְיֶה מָטָר וְהָאֲדָמָה לא תִתֵּן אֶת יְבוּלָהּ וַאֲבַדְתֶּם מְהֵרָה מֵעַל הָאָרֶץ הַטּבָה אֲשֶׁר יְהוָֹה נתֵן לָכֶם׃
וְשַׂמְתֶּם אֶת דְּבָרַי אֵלֶּה עַל לְבַבְכֶם וְעַל נַפְשְׁכֶם וּקְשַׁרְתֶּם אתָם לְאות עַל יֶדְכֶם וְהָיוּ לְטוטָפת בֵּין עֵינֵיכֶם׃
וְלִמַּדְתֶּם אתָם אֶת בְּנֵיכֶם לְדַבֵּר בָּם. בְּשִׁבְתְּךָ בְּבֵיתֶךָ וּבְלֶכְתְּךָ בַדֶּרֶךְ וּבְשָׁכְבְּךָ וּבְקוּמֶךָ׃
וּכְתַבְתָּם עַל מְזוּזות בֵּיתֶךָ וּבִשְׁעָרֶיךָ׃
לְמַעַן יִרְבּוּ יְמֵיכֶם וִימֵי בְנֵיכֶם עַל הָאֲדָמָה אֲשֶׁר נִשְׁבַּע יְהוָֹה לַאֲבתֵיכֶם לָתֵת לָהֶם כִּימֵי הַשָּׁמַיִם עַל הָאָרֶץ׃

וַיּאמֶר יְהוָֹה אֶל משֶׁה לֵּאמר׃
דַּבֵּר אֶל בְּנֵי יִשְׂרָאֵל וְאָמַרְתָּ אֲלֵהֶם וְעָשׂוּ לָהֶם צִיצִת עַל כַּנְפֵי בִגְדֵיהֶם לְדרתָם. וְנָתְנוּ עַל צִיצִת הַכָּנָף פְּתִיל תְּכֵלֶת׃
וְהָיָה לָכֶם לְצִיצִת וּרְאִיתֶם אתו וּזְכַרְתֶּם אֶת כָּל מִצְות יְהוָֹה וַעֲשִׂיתֶם אתָם. וְלא תָתוּרוּ אַחֲרֵי לְבַבְכֶם וְאַחֲרֵי עֵינֵיכֶם אֲשֶׁר אַתֶּם זנִים אַחֲרֵיהֶם׃
לְמַעַן תִּזְכְּרוּ וַעֲשִׂיתֶם אֶת כָּל מִצְותָי. וִהְיִיתֶם קְדשִׁים לֵאלהֵיכֶם׃
אֲנִי יְהוָֹה אֱלהֵיכֶם אֲשֶׁר הוצֵאתִי אֶתְכֶם מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם לִהְיות לָכֶם לֵאלהִים. אֲנִי יְהוָֹה אֱלהֵיכֶם׃
אֱמֶת

Shema Yisra’el Adonai Eloheinu Adonai Echad

Baruch shem k’vod malkhuto l’olam va’ed

V’ahavta et Adonai Eloheikha b’khol levavkha u‑b’khol nafshekha u‑b’khol me’odekha.

V’hayu had’varim ha’eleh asher anokhi m’tzav’kha hayom al levavekha.

V’shinantam l’vaneikha v’dibarta bam b’shivtekha b’veitekha u‑v’lekht’kha ba’derekh u‑v’shokhbekha u‑v’kumecha.

U’k’shartam l’ot al yadekha v’hayu l’totafot bein einekha.

U’khtavtam al mezuzot beitekha u‑vish’arekha.

V’hayah im shama tishme’u el mitzvotai asher anokhi m’tzaveh etkhem hayom l’ahavah et Adonai Eloheikhem u‑l’ovdu b’khol levavkhem u‑b’khol nafshekhem.

V’natati matar artz’khem b’eito yoreh u‑malkosh, v’asaf’tah d’ganecha v’tirash’kha v’yitzharekha.

V’natati esev b’sad’kha l’vhemetekha, v’akhalta v’sava’ta.

Hish’m’ru lakhem pen yift’eh levavkhem, v’sartem va’avadtem Elohim acherim v’hishtachavetem lahem.

V’charah af Adonai bakhem, v’atzar et hashamayim v’lo yih’yeh matar, v’ha’adamah lo titten et yevulah, v’avadtem meherah me’al ha’aretz hatovah asher Adonai natan lakhem.

V’samtem et d’varai eleh al levavkhem v’al nafshekhem, u‑k’shartem otam l’ot al yedkhem v’hayu l’totafot bein einekhem.

V’limadtem otam et b’nekhem l’daber bam b’shivtekha b’veitekha u‑v’lekht’kha ba’derekh u‑v’shokhbekha u‑v’kumecha.

U’khtavtam al mezuzot beitekha u‑vish’arekha.

L’ma’an yirbu y’mekhem v’y’mei b’nekhem al ha’adamah asher nishba Adonai la’avotekhem latet lahem k’ymei hashamayim al ha’aretz.

Vayomer Adonai el Moshe le’emor:

Daber el b’nei Yisra’el v’amar’tah alehem v’as’u lahem tzitzit al kanfei bigdehem l’dorotam.

V’nat’nu al tzitzit ha’kanaf p’til t’kelet.

V’hayah lakhem l’tzitzit u‑r’item oto u‑z’khar’tem et kol mitzvot Adonai va’asitem otam.

V’lo taturu acharei levavkhem v’acharei eineikhem asher atem zanin achareihem.

L’ma’an tizk’ru va’asitem et kol mitzvotai, v’hayitem k’doshim l’Eloheikhem.

Ani Adonai Eloheikhem asher hotzeiti etkhem me’eretz Mitzrayim lih’yot lakhem l’Elohim. Ani Adonai Eloheikhem.

Emet.

« Chéma » - שְמַע

Le Psaume 150 est chanté à l’office du matin.

Il nous invite à glorifier Dieu avec beaucoup de joie, de chants, de musique et de danses.

Louez l’Éternel ! Louez Dieu dans son Sanctuaire !

Louez-le dans l'étendue où éclate sa puissance !

Louez-le pour ses hauts faits, Louez-le selon l'immensité de sa grandeur !

Louez-le au son du chofar, Louez-le avec le luth et la harpe !

Louez-le avec le tambourin et avec des danses, Louez-le avec les instruments à cordes et la flute ! Louez-le avec les cymbales sonores, Louez-le avec les cymbales retentissantes !

Que tout ce qui respire loue l’Éternel ! Hallelouya !

הַלְלוּיָהּ

הַלְלוּ אֵל בְּקָדְשׁו. הַלְלוּהוּ בִּרְקִיעַ עֻזּו

הַלְלוּהוּ בִּגְבוּרתָיו. הַלְלוּהוּ כְּרב גֻּדְלו

הַלְלוּהוּ בְּתֵקַע שׁופָר. הַלְלוּהוּ בְּנֵבֶל וְכִנּור

הַלְלוּהוּ בְּתף וּמָחול. הַלְלוּהוּ בְּמִנִּים וְעֻגָב

הַלְלוּהוּ בְּצִלְצְלֵי שָׁמַע. הַלְלוּהוּ בְּצִלְצְלֵי תְרוּעָה

כּל הַנְּשָׁמָה תְּהַלֵּל יָהּ. הַלְלוּיָהּ

Hallelu El b’kadsho, hallelu‑hu birki’a uzo.

Hallelu‑hu b’gvurato, hallelu‑hu k’rov gudlo.

Hallelu‑hu b’t’kea shofar, hallelu‑hu b’nevel u‑kinnor.

Hallelu‑hu b’tof u‑makhol, hallelu‑hu b’minim u‑ugav.

Hallelu‑hu b’tziltz’lei shama, hallelu‑hu b’tziltz’lei t’ruah.

Kol han’shamah t’hallel Yah, hallelujah.

Psaume 150 (Hallelouya)

Cet hymne est chanté vers la fin de l’office du matin (ou de l’office de Moussaf du Chabbat et des fêtes).

Dieu y est nommé de quatre façons différentes : « notre Dieu », « notre Maître », « notre Souverain », « notre Libérateur ».

Nul n’est comme notre Dieu,

Nul n’est comme notre Maître,

Nul n’est comme notre Souverain,

Nul n’est comme notre Libérateur.

Qui est comme notre Dieu,

Qui est comme notre Maître,

Qui est comme notre Souverain,

Qui est comme notre Libérateur.

Rendons grâce à notre Dieu,

Rendons grâce à notre Maître,

Rendons grâce à notre Souverain,

Rendons grâce à notre Libérateur.

Loué soit notre Dieu,

Loué soit notre Maître,

Loué soit notre Souverain,

Loué soit notre Libérateur.

Tu es Celui pour qui nos ancêtres allumaient l’encens.

אֵין כֵּאלֹהֵינוּ אֵין כַּאדוֹנֵנוּ

אֵין כְּמַלְכֵּנוּ אֵין כְּמוֹשִׁיעֵנוּ

מִי כֵאלֹהֵינוּ מִי כַאדוֹנֵנוּ

מִי כְמַלְכֵּנוּ מִי כְמוֹשִׁיעֵנוּ

נוֹדֶה לֵאלֹהֵינוּ נוֹדֶה לַאדוֹנֵנוּ

נוֹדֶה לְמַלְכֵּנוּ נוֹדֶה לְמוֹשִׁיעֵנוּ

בָּרוּךְ אֱלֹהֵינוּ בָּרוּךְ אֲדוֹנֵנוּ

בָּרוּךְ מַלְכֵּנוּ בָּרוּךְ מוֹשִׁיעֵנוּ

אַתָּה הוּא אֱלֹהֵינוּ אַתָּה הוּא אֲדוֹנֵנוּ

אַתָּה הוּא מַלְכֵּנוּ אַתָּה הוּא מוֹשִׁיעֵנוּ

אַתָּה הוּא. שֶׁהִקְטִירוּ אֲבותֵינוּ לְפָנֶיךָ. אֶת קְטרֶת הַסַּמִּים

Ein k’e‑lo‑heinu, ein ka‑do‑neinu

Ein k’mal‑keinu, ein k’mo‑shi‑einu

Mi k’e‑lo‑heinu, mi ka‑do‑neinu

Mi k’mal‑keinu, mi k’mo‑shi‑einu

Nodeh l’e‑lo‑heinu, nodeh la‑do‑neinu

Nodeh l’mal‑keinu, nodeh l’mo‑shi‑einu

Baruch e‑lo‑heinu, baruch a‑do‑neinu

Baruch mal‑keinu, baruch mo‑shi‑einu

Ata hu e‑lo‑heinu, ata hu a‑do‑neinu

Ata hu mal‑keinu, ata hu mo‑shi‑einu

Ata hu, she‑hik­ti‑ru a‑vo­teinu l’fa‑neicha, et k’te‑ret ha‑sa‑mim

Ein Kélohénou

Hachkivénou est la deuxième bénédiction qui suit la récitation du Chéma du soir.

Dans cette prière, nous demandons à Dieu de nous accorder sa protection pendant la nuit, moment où nous nous sentons plus vulnérables.

Ô Éternel notre Dieu, fais que nous nous endormions en paix et que nous nous réveillons, ô notre Roi, pour une vie paisible.

Dresse au-dessus de nous ton pavillon de paix, inspire-nous de hautes pensées et entoure-nous de ta protection.

הַשְׁכִּיבֵנוּ אָבִינוּ לְשָׁלום, וְהַעֲמִידֵנוּ מַלְכֵּנוּ לְחַיִּים טובִים

וּלְשָׁלום, וּפְרושׂ עָלֵינוּ סֻכַּת שְׁלומֶךָ וְתַקְּנֵנוּ מַלְכֵּנוּ בְּעֵצָה

טובָה מִלְּפָנֶיךָ, וְהושִׁיעֵנוּ מְהֵרָה לְמַעַן שְׁמֶךָ וְהָגֵן בַּעֲדֵנוּ

Hash‑khi‑veinu a‑vi‑nu l’sha‑lom, ve‑ha’a‑mi‑deinu mal‑keinu l’khay‑yim to‑vim

Ul’sha‑lom, u‑f’ros a‑lei‑nu su‑kat sh’lo‑me‑kha ve‑tak‑neinu mal‑keinu b’e‑tsa

To‑va mil‑fa‑nei‑kha, ve‑ho‑shi‑einu me‑he‑ra l’ma’an sh’me‑kha ve‑ha‑gen ba’a‑deinu

Hachkivénou

Le Chirat Hayam, ou « Cantique de la mer » a été chanté par Moïse et les enfants d'Israël après la traversée de la mer des Joncs.

On le récite chaque jour dans les prières du matin  pour célébrer Dieu et rappeler le miracle de l'ouverture de la mer des Joncs.

Alors Moïse et les enfants d’Israël chantèrent l’hymne suivant à l’Éternel. Ils dirent : « Chantons l’Éternel, il est souverainement grand ; coursier et cavalier, il les a lancés dans la mer. »

אָז יָשִׁיר-מֹשֶׁה וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת-הַשִּׁירָה הַזֹּאת, לַיהוָה, וַיֹּאמְרוּ, לֵאמֹר:

אָשִׁירָה לַיהוָה כִּי-גָאֹה גָּאָה, סוּס וְרֹכְבוֹ רָמָה בַיָּם:

Az ya‑shir‑Mo‑she u‑v’nei Yis‑ra‑el et‑ha‑shi‑ra ha‑zot, la‑Ye‑ho‑vah, va‑yo‑me‑ru, l’emor:

A‑shi‑ra la‑Ye‑ho‑vah ki‑ga‑o ga‑ah, sus v’rok‑vo ra‑ma ba‑yam:

Chirat Hayam

Cette bénédiction est la première des deux bénédictions que l'on récite avant le Chéma. On remercie Dieu pour ses créations et sa générosité.

Que l'on voue des chants harmonieux au Dieu de bénédiction. Que l'on élève chants et cantiques au Dieu qui règne à jamais car Lui seul est l'auteur des phénomènes prodigieux, des renouvellements. C'est Lui qui régit les guerres, sème la justice, fait croître le salut et crée les remèdes. Il est vénéré dans les louanges, le Maître des prodiges, qui dans Sa générosité, renouvelle chaque jour et sans cesse l'oeuvre de la création. Ainsi qu'il est dit : « Rendez hommage à l'Eternel, à Celui qui a créé les grands luminaires, car sa générosité n'a pas de terme ». Un jour, Tu feras briller une nouvelle lumière sur Sion ; puissions-nous tous jouir bientôt de son éclat. Tu es source de bénédiction, Eternel, Toi qui formes les luminaires.

לְאֵל בָּרוּךְ נְעִימות יִתֵּנוּ. לְמֶּלֶךְ אֵל חַי וְקַיָּם זְמִירות יאמֵרוּ

וְתִשְׁבָּחות יַשְׁמִיעוּ. כִּי הוּא לְבַדּו מָרוֹם וְקָדוֹשׁ. פּועֵל גְּבוּרות. עֹשֶׂה

חֲדָשׁות. בַּעַל מִלְחָמות. זורֵעַ צְדָקות. מַצְמִיחַ יְשׁוּעות.

בּורֵא רְפוּאות. נורָא תְהִלּות. אֲדון הַנִּפְלָאות: הַמְחַדֵּשׁ

בְּטוּבו בְּכָל יום תָּמִיד מַעֲשה בְרֵאשִׁית. כָּאָמוּר לְעשה

אורִים גְּדלִים. כִּי לְעולָם חַסְדּו: אור חָדָשׁ עַל צִיּון תָּאִיר

וְנִזְכֶּה כֻלָּנוּ מְהֵרָה לְאורו. בָּרוּךְ אַתָּה ה'. יוצֵר הַמְּאורות

L’El baruch n’eemot yittenu. L’melekh El chai v’kayam zmirot ya‑me‑ru.

V’tish‑bachot yashmi’u. Ki hu l’vado marom v’kadosh. Po’el g’vu‑rot. Oseh chadashot. Ba’al milchamot. Zore’a t’da‑kot. Matzmi’ach yeshuot.

Bore refuot. Nora t’hillot. Adon ha‑niflaot: ha‑m’chadesh.

B’tuvo b’khol yom tamid ma’aseh b’reishit. Ka’amur l’aseh orim g’dolim. Ki l’olam chasdo: or chadash al Tziyon ta’ir.

V’nizkeh kulanu mehera l’oro. Baruch Atah Hashem, yotzer ha‑me’orot.

Lael Baroukh
Roch Hachana
Prochainement

Cette prière récitée à Roch Hachana est une liste de toutes les demandes que l’on fait pour que la nouvelle année soit heureuse, sereine et remplie de bonnes choses pour soi, et pour tous les hommes.

Notre Père et Roi, nous reconnaissons avoir fauté contre Toi
Notre Père et Roi, nous n’avons pas d’autre Roi que Toi.
Notre Père et Roi, agis favorablement envers nous pour la gloire de Ton renom.
Notre Père et Roi, accorde-nous une bonne et heureuse année.

אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ כָּתְבֵנוּ בְּסֵפֶר גְּאוּלָּה וִישׁוּעָה
אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ קַבֵּל בְּרַחֲמִים וּבְרָצוֹן אֶת תְּפִלָּתֵנוּ
אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַן הֲרוּגִים עַל שֵׁם קָדְשֶׁךָ
אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ עֲשֵׂה לְמַעַנְךָ וְהוֹשִׁיעֵנוּ

Avinu Malkeinu, kotevenu b’sefer ge’ulah v’yishu’ah

Avinu Malkeinu, kabel b’rachamim u‑b’ratzon et tefillatenu

Avinu Malkeinu, aseh l’ma’an herugim al shem kodshekha

Avinu Malkeinu, aseh l’ma’ankha v’hoshi’einu

« Avinou Malkénou » - אָבִינוּ מַלְכֵּנוּ

Cette prière rappelle que ce jour-là, Dieu juge les actions de hommes et que ces derniers espèrent que cela soit favorable.

Que l’on rende honneur à la sainteté de ce jour car il est solennel et redoutable. En ce jour, Ta royauté est proclamée, Ton trône est élevé par la miséricorde, et Tu y sièges pour établir la vérité. C’est vrai que Tu es le Juge, que Tu examines et scrutes notre conduite. Nos actes sont tous consignés dans un livre et Tu prononces notre arrêt. Tu prends tout en compte, même ce que nous avons oublié ; car Tu ouvres le Livre du souvenir et devant Toi se déroule le récit de notre vie que chacun a signé de sa propre main.

וּנְתַנֶּה תֹּקֶף קְדֻשַּׁת הַיּוֹם כִּי הוּא נוֹרָא וְאָיֹם
וּבוֹ תִּנָּשֵׂא מַלְכוּתֶךָ וְיִכּוֹן בְּחֶסֶד כִּסְאֶךָ
וְתֵשֵׁב עָלָיו בְּאֱמֶת
אֱמֶת כִּי אַתָּה הוּא דַּיָּן וּמוֹכִיחַ וְיוֹדֵעַ וָעֵד
וְכוֹתֵב וְחוֹתֵם וְסוֹפֵר וּמוֹנֶה
וְתִזְכֹּר כָּל הַנִּשְׁכָּחוֹת וְתִפְתַּח אֶת סֵפֶר הַזִּכְרוֹנוֹת
וּמֵאֵלָיו יִקָּרֵא וְחוֹתָם יַד כָּל אָדָם בּוֹ

U‑netanneh toqef kedushat hayom ki hu nora v’ayom

U‑vo tinasé malchutekha v’yikon b’chesed kisecha

V’teshev alav b’emet

Emet ki attah hu dayan u‑mokhiach v’yodea va’ed

V’kotev v’chotem v’sofer u‑moneh

V’tizkor kol hanishkakhot v’tiftach et sefer ha‑zikhronot

U‑me’elav yikare v’chotam yad kol adam bo

« Ounetané Tokef » - וּנְתַנֶּה תֹּקֶף

Les textes des « seli’hot » sont des prières spécifiques à Roch Hachana. On commence à les dire le matin à la synagogue bien avant le début de la fête. Le mot hébreu « seli’hot » (qui est le pluriel de « seli’ha ») signifie « pardon ». En les récitant, on prend conscience des nombreuses erreurs et fautes qu’on a pu commettre et pour lesquelles on espère être pardonné.  

Ô Toi qui accordes le pardon, qui examine les âmes, qui révèle les profondeurs cachées, qui fait éclater au grand jour la justice,
Nous avons péché devant Toi, aie pitié de nous,
Toi qui es l’auteur sublime de toutes les merveilles,
Le consolateur dans toute Ta puissance,
Toi qui Te souviens de l’alliance de nos ancêtres et scrutes les tréfonds,
Nous avons péché devant Toi, aie pitié de nous,
Toi qui es le bienfaiteur de toutes les créatures, qui connait les secrets du monde,
Qui détruis nos fautes, Toi qui t’enveloppes de charité,
Nous avons péché devant Toi, aie pitié de nous…

אֲדוֹן הַסְּלִיחוֹת בּוֹחֵן לְבָבוֹת
גּוֹלֶה עֲמוּקוֹת דּוֹבֵר צְדָקוֹת
חָטָאנוּ לְפָנֶיךָ רַחֵם עָלֵינוּ
הָדוּר בְּנִפְלָאוֹת וָתִיק בְּנֶחָמוֹת
זוֹכֵר בְּרִית אָבוֹת חוֹקֵר כְּלָיוֹת
חָטָאנוּ לְפָנֶיךָ רַחֵם עָלֵינוּ
טוֹב וּמֵטִיב לַבְּרִיּוֹת יוֹדֵעַ כָּל נִסְתָּרוֹת
כּוֹבֵשׁ עֲוֹנוֹת לוֹבֵשׁ צְדָקוֹת
חָטָאנוּ לְפָנֶיךָ רַחֵם עָלֵינוּ

Adon ha‑selichot bochen levavot

Goleh amukot dover tzedakot

Chatanu lefanekha, rachem aleinu

Hadur b’nipla’ot, vatik b’nechamot

Zocher b’rit avot, choker kelayot

Chatanu lefanekha, rachem aleinu

Tov u‑metiv la‑b’riot, yodea kol nistarot

Kovesh avonot, lovesh tzedakot

Chatanu lefanekha, rachem aleinu

« Seli’hot » - אֲדוֹן הַסְּלִיחוֹת
Hanouka
Prochainement

Pendant la fête de ’Hanouka, les Juifs allument chaque soir pendant huit jours des bougies en souvenir des miracles qui eurent lieu à l’époque où les Maccabées délivrèrent Jérusalem de l’oppression gréco-syrienne.

Béni sois-tu, Éternel, Notre Dieu, Roi de l’Univers, qui nous a sanctifiés avec Ses commandements et qui nous a donné l’ordre d’allumer les lumières de ’Hanouka.

Béni sois-tu, Éternel, Notre Dieu, Roi de l’univers, qui a exécuté des actes merveilleux pour nos pères, dans des jours anciens, à cette époque.

Le premier soir, on ajoute :

Béni sois-tu, Éternel, Roi de l’univers, qui nous a gardés en vie, nous a soutenus et nous a permis d’atteindre ce moment.

בָּרוּךְ אַתָּה יְהוָֹה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, אֲשֶׁר קִדְּשָׁנוּ בְּמִצְווֹתָיו וְצִוָּנוּ לְהַדְלִיק נֵר שֶׁל חֲנֻכָּה

בָּרוּךְ אַתָּה יְהוָֹה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, שֶׁעָשָׂה נִסִּים לַאֲבוֹתֵינוּ בַּיָּמִים הָהֵם בַּזְּמָן הַזֶּה

Le premier soir, on ajoute :

בָּרוּךְ אַתָּה יְהוָֹה אֱלֹהֵינוּ מֶלֶךְ הָעוֹלָם, שֶׁהֶחֱיָנוּ וְקִיְּמָנוּ וְהִגִּיעָנוּ לַזְּמָן הַזֶּה

Barukh attah Adonai Eloheinu, Melekh ha‑olam, asher kid’shanu b’mitzvotav v’tzivanu l’hadlik ner shel Hanukkah.

Barukh attah Adonai Eloheinu, Melekh ha‑olam, she’asah nissim la’avotenu bayamim ha‑hem baz’man ha‑zeh.

Le premier soir, on ajoute :

Barukh attah Adonai Eloheinu, Melekh ha‑olam, shehechiyanu v’kiy’manu v’higianu laz’man ha‑zeh.

Allumage des bougies

Cette chanson est traditionnellement chantée à ‘Hanouka.

Toupie, tourne et tourne encore,
’Hanouka est une belle fête,
’Hanouka est une belle fête,
Toupie, tourne et tourne encore !

Tourne donc dans un sens et dans l’autre,
Un grand miracle s’est produit là-bas,
Un grand miracle s’est produit là-bas,
Tourne donc dans un sens et dans l’autre.

סְבִיבוֹן – סֹב סֹב סֹב
חֲנֻכָּה הוּא חַג טוֹב
חֲנֻכָּה הוּא חַג טוֹב
סְבִיבוֹן – סֹב סֹב סֹב

סֹב נָא, סֹב כֹּה וָכֹה
נֵס גָּדוֹל הָיָה שָׁם
נֵס גָּדוֹל הָיָה שָׁם
סֹב נָא, סֹב כֹּה וָכֹה

Sevivon – sov sov sov

Hanukkah hu chag tov

Hanukkah hu chag tov

Sevivon – sov sov sov

Sov na, sov koh va‑koh

Nes gadol hayah sham

Nes gadol hayah sham

Sov na, sov koh va‑koh

« Sevivon – sov sov sov » - סְבִיבוֹן – סֹב סֹב סֹב

« Mi Yemalel » est une chanson très connue de 'Hanouka. L’auteur de ce chant, Menaché Ravina, était un pionnier sioniste.

Beaucoup de pionniers sionistes se considéraient comme les continuateurs des Maccabées. Ils mettaient en avant que c'est leur propre effort et leur détermination qui avaient permis aux Maccabées de réussir en terre d'Israël.

On peut attribuer ses réussites à ses propres efforts et aussi chercher à découvrir une signification divine dans le monde et notre vie.

Qui racontera les hauts faits d’Israël ?
Qui les comptera ?
Voici qu’à chaque génération se lève un héros
Qui sauve le peuple.

Écoute, en ces jours en ces temps
Maccabi sauve et libère.
Et de nos jours tout Israël
S’unira, se lèvera et sera sauvé

מִי יְמַלֵּל גְּבוּרוֹת יִשְׂרָאֵל
אוֹתָן מִי יִמְנֶה
הֵן בְּכָל דּוֹר יָקוּם הַגִּבּוֹר
גּוֹאֵל הָעָם
שְׁמַע
בַּיָּמִים הָהֵם בַּזְּמַן הַזֶּה
מַכַּבִּי מוֹשִׁיעַ וּפוֹדֶה
וּבְיָמֵינוּ כָּל עַם יִשְׂרָאֵל
יִתְאַחֵד, יָקוּם וְיִגָּאֵל.

Mi yemallel gevurot Yisrael

Otan mi yimneh

Hen b’kol dor yakum ha‑gibor

Go’el ha‑am

Shema

Bayamim ha‑hem baz’man ha‑zeh

Makkabi moshi’a u‑fodeh

U‑b’yamenu kol am Yisrael

Yit’ached, yakum v’yiga’el

« Mi yemalel » - מִי יְמַלֵּל

On a coutume de chanter cette chanson juste après l’allumage des bougies de ’Hanouka.

Les premiers mots de ce chant trouvent leur source dans le Tanakh, dans le livre du prophète Isaïe. Dieu y est désigné par l’expression « rocher de ta protection (tsour ma‘ouzèkh) » (Isaïe 17, 10).

L’air de Maoz Tsour est issu du folklore germanique du XVIe siècle.

On sait peu de choses sur l’auteur de ce poème, Morde’haï, qui vécut en Allemagne au XIIIe ou au XIVe siècle. En guise de signature, il a écrit son nom en acrostiche : chaque strophe commence par une lettre de son nom (מרדכי). Regarde, ainsi, par exemple : מָעוֹז צוּר commence par la lettre mèm : מ.

La première strophe du poème, écrite au présent, est dédiée à l’espoir que très bientôt, le Temple sera reconstruit.

Les autres strophes du poème décrivent chacune un épisode d’exil ou de persécution, en concluant toujours sur une note optimiste et décrivant comment le peuple juif a finalement été sauvé.

La seconde strophe parle de la sortie d’Égypte, que Dieu a réalisée « par Sa main étendue » après un esclavage douloureux (« Ils ont rendu ma vie amère »).

La troisième strophe est consacrée à l’exil de Babel, qui a pris fin « au terme de 70 ans ».

La quatrième strophe est liée à Pourim et au plan de Haman, confronté à Mordé’haï, de la tribu de Binyamin, Haman dont « les fils ont été pendus à un arbre ».

Il faut attendre la cinquième strophe pour que le sujet de la fête de ‘Hanouka soit abordé : « Des Grecs (yévanim en hébreu) se sont assemblés contre moi, au temps des Hasmonéens, ils ont pénétré les murailles de mes tours et souillé toutes les huiles ». Ensuite est souligné le miracle de la fiole d’huile et les huit jours de fête qu’il a suscités.

Forteresse, rocher de mon salut, il est bon de te louer.
Restaure la Maison de ma prière et là, nous sacrifierons le sacrifice d’action de grâce.
À l’époque où Tu prépares l’écrasement du persécuteur en ses gémissements
Alors j’achèverai par un chant vigoureux de louange, l’inauguration de l’autel.

מָעוֹז צוּר יְשׁוּעָתִי, לְךָ נָאֶה לְשַׁבֵּחַ
תִּכּוֹן בֵּית תְּפִלָּתִי, וְשָׁם תּוֹדָה נְזַבֵּחַ
לְעֵת תָּכִין מַטְבֵּחַ, מִצָּר הַמְּנַבֵּחַ
אָז אֶגְמֹר, בְּשִׁיר מִזְמוֹר, חֲנֻכַּת הַמִּזְבֵּחַ

Ma’oz tzur yeshu’ati, lecha na’eh l’shabeach

Tikkon beit tefillati, v’sham todah nezabeach

L’eit takhin matbeach, mitzar ha‑menabeach

Az egmor, b’shir mizmor, Chanukat ha‑mizbeach

« Maoz Tsour » - מָעוֹז צוּר
Pourim
Prochainement

Je suis Pourim, joyeux et amusant
Je m'invite une fois l'an seulement !
La la la…

אֲנִי פּוּרִים, אֲנִי פּוּרִים
שָׂמֵחַ וּמְבַדֵּחַ
הֲלֹא רַק פַּעַם בַּשָּׁנָה
אָבוֹא לְהִתְאָרֵחַ

Ani Purim, ani Purim,

sameaḥ u-mevadeaḥ.

Halo rak pa’am ba-shanah,

avo le-hit’are’aḥ.

Ani Pourim - אֲנִי פּוּרִים

« Ani Pourim » et « ’Hag Pourim » sont probablement les deux chansons de Pourim les plus populaires.

Fête de Pourim, fête de Pourim,
C’est une grande fête pour les enfants.
Masques, crécelles,
Chanson et danses.

Faisons du bruit, bruit, bruit (x3)
Avec les crécelles.

חַג פּוּרִים, חַג פּוּרִים
חַג גָּדוֹל לַיְלָדִים
רַעֲשָׁנִים ,מַסֵּכוֹת
שִׁירִים וְרִקּוּדִים

רַשׁ-רַשׁ-רַשׁ   הָבָה נַרְעִישָׁה
רַשׁ-רַשׁ-רַשׁ   הָבָה נַרְעִישָׁה
רַשׁ-רַשׁ-רַשׁ   הָבָה נַרְעִישָׁה
בָּרַעֲשָׁנִים

Hag Purim, Hag Purim

Hag gadol layeladim

Ra’ashanim, masekhot

Shirim ve‑rikkudim

Rash‑rash‑rash, havah nar’isha

Rash‑rash‑rash, havah nar’isha

Rash‑rash‑rash, havah nar’isha

Ba‑ra’ashanim

’Hag Pourim - חַג פּוּרִים
Pessa'h
Prochainement

« Ma nichtana » – ou Les Quatre Questions – est chanté pendant le séder de Pessa’h, traditionnellement par les enfants.

On invite les enfants à poser des questions d’une part pour les encourager à participer activement au séder, et d’autre part pour rappeler aux adultes qu’ils doivent bien tout expliquer aux enfants.

En quoi ce soir se distingue-t-il des autres soirs?
Tous les autres soirs nous mangeons du ’hamets ou de la matsa, pourquoi ce soir nous ne mangeons que de la matsa ? Tous les autres soirs nous mangeons toutes sortes de légumes, pourquoi ce soir nous mangeons des herbes amères ?
Tous les autres soirs nous ne trempons pas (les aliments) même une fois, pourquoi, ce soir, deux fois ? Tous les autres soirs, nous mangeons et nous buvons soit assis soit accoudés, pourquoi ce soir nous sommes tous accoudés ?

מַה נִּשְׁתַּנָּה הַלַּיְלָה הַזֶּה מִכָּל הַלֵּילוֹת
שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ אוֹכְלִין חָמֵץ וּמַצָּה, הַלַּיְלָה הַזֶּה - כּוּלוֹ מַצָּה
שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ אוֹכְלִין שְׁאָר יְרָקוֹת - הַלַּיְלָה הַזֶּה כּוּלוֹ מָרוֹר
שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אֵין אָנוּ מַטְבִּילִין אֲפִלּוּ פַּעַם אֶחָת - הַלַּיְלָה הַזֶּה שְׁתֵּי פְּעָמִים
שֶׁבְּכָל הַלֵּילוֹת אָנוּ אוֹכְלִין בֵּין יוֹשְׁבִין וּבֵין מְסֻבִּין - הַלַּיְלָה הַזֶּה כֻּלָנו מְסֻבִּין

Ma nishtanah ha‑laylah ha‑zeh mikol ha‑leilot

Sheb’kol ha‑leilot anu okhlin khametz u‑matzah, ha‑laylah ha‑zeh — kulo matzah

Sheb’kol ha‑leilot anu okhlin she’ar yeraqot — ha‑laylah ha‑zeh kulo maror

Sheb’kol ha‑leilot ein anu matbilin afilu pa’am ekhat — ha‑laylah ha‑zeh shtei p’amim

Sheb’kol ha‑leilot anu okhlin bein yoshvin u‑bein mesubin — ha‑laylah ha‑zeh kulanu mesubin

« Ma Nichtana » - מַה נִּשְּׁתַּנָה

S'il nous avait fait sortir d'Égypte sans leur infliger des châtiments, cela nous aurait suffi. S'il avait infligé des châtiments aux Égyptiens et pas à leurs dieux, cela nous aurait suffi.

S'il avait infligé des châtiments à leurs dieux et n'avait pas frappé leurs premiers-nés, cela nous aurait suffi.

S'il avait frappé leurs premiers-nés sans nous donner leurs biens, cela nous aurait suffi.

S'il nous avait donné leurs biens sans couper la mer pour nous, cela nous aurait suffi.

S'il avait coupé la mer pour nous sans nous la faire traverser à pied sec, cela nous aurait suffi.

S'il nous l'avait fait traverser à pied sec sans y engloutir nos persécuteurs, cela nous aurait suffi.

S'il y avait englouti nos persécuteurs et qu'il n'avait pas pourvu à nos besoins dans le désert pendant quarante ans, cela nous aurait suffi.

S'il avait pourvu à nos besoins dans le désert pendant quarante ans et qu'il ne nous ait pas nourris de la manne, cela nous aurait suffi.

S'il nous avait nourris de la manne et qu'il ne nous avait point gratifiés du Chabbat, cela nous aurait suffi. S'il nous avait gratifiés du Chabbat, sans nous conduire au Sinaï, cela nous aurait suffi.

S'il nous avait conduits au Sinaï sans nous donner sa Torah, cela nous aurait suffi.

S'il nous avait donné sa Torah sans nous mener en Érets Israël, cela nous aurait suffi. S'il nous avait menés en Érets Israël sans y édifier son temple, cela nous aurait suffi.

אִלוּ הוצִיאָנוּ מִמִצְרַים וְלא עָשָׂה בָּהֶם שְׁפָטִים   דַּיֵינוּ
אִלוּ עָשָׂה בָּהֶם שְׁפָטִים, ולא עָשָׂה בֵאלהֵיהֶם    דַּיֵינוּ
אִלוּ עָשָׂה בֵאלהֵיהֶם, וְלא הָרַג אֶת בְּכורֵיהֶם    דַּיֵינוּ
אִלוּ הָרַג אֶת בְּכורֵיהֶם וְלא נָתַן לָנוּ אֶת מָמונָם    דַּיֵינוּ
אִלוּ נָתַן לָנוּ אֶת מָמונָם וְלא קָרַע לָנוּ אֶת הַיָּם    דַּיֵינוּ
אִלוּ קָרַע לָנוּ אֶת הַיָּם וְלֹא הֶעֱבִירָנוּ בְּתוֹכוֹ בֶּחָרָבָה    דַּיֵינוּ
אִלוּ הֶעֱבֵירָנוּ בְּתוכו בֶּחָרָבָה וְלא שִׁקַע צֶרֵנוּ בְּתוכו    דַּיֵינוּ
אִלוּ שִׁקַע צֶרֵנוּ בְּתוכו וְלא סִפֵּק צָרְכֵנוּ בּמִדְבָּר אַרְבָּעִים שָׁנָה    דַּיֵינוּ
אִלוּ סִפֵּק צָרְכֵנוּ בּמִדְבָּר אַרְבָּעִים שָׁנָה ולא הֶאֱכִילָנוּ אֶת הַמָּן    דַּיֵינוּ
אִלוּ הֶאֱכִילָנוּ אֶת הַמָּן וְלא נָתַן לָנוּ אֶת הַשַׁבָּת    דַּיֵינוּ
אִלוּ נָתַן לָנוּ אֶת הַשַׁבָּת, וְלא קֵרְבָנוּ לִפְנֵי הַר סִינַי    דַּיֵינוּ
אִלוּ קֵרְבָנוּ לִפְנֵי הַר סִינַי, וְלא נַתַן לָנוּ אֶת הַתּורָה    דַּיֵינוּ
אִלוּ נַתַן לָנוּ אֶת הַתּורָה וְלא הִכְנִיסָנוּ לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל    דַּיֵינוּ
אִלוּ הִכְנִיסָנוּ לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל וְלֹא בָנָה לָנוּ אֶת בֵּית הַבְּחִירָה דַּיֵינוּ

Ilu hotzi’anu miMitzrayim v’lo asah bahem shefatim — dayenu

Ilu asah bahem shefatim, v’lo asah b’eileihem — dayenu

Ilu asah b’eileihem, v’lo hara et b’kureihem — dayenu

Ilu hara et b’kureihem, v’lo natan lanu et mamonam — dayenu

Ilu natan lanu et mamonam, v’lo kara lanu et ha‑yam — dayenu

Ilu kara lanu et ha‑yam, v’lo he’eviranu b’tokho b’charavah — dayenu

Ilu he’eviranu b’tokho b’charavah, v’lo shika tzareinu b’tokho — dayenu

Ilu shika tzareinu b’tokho, v’lo sipek tzorkeinu b’midbar arba’im shanah — dayenu

Ilu sipek tzorkeinu b’midbar arba’im shanah, v’lo he’ekhilanu et ha‑man — dayenu

Ilu he’ekhilanu et ha‑man, v’lo natan lanu et ha‑Shabbat — dayenu

Ilu natan lanu et ha‑Shabbat, v’lo keravnu lifnei har Sinai — dayenu

Ilu keravnu lifnei har Sinai, v’lo natan lanu et ha‑Torah — dayenu

Ilu natan lanu et ha‑Torah, v’lo hichnisanu l’eretz Yisrael — dayenu

Ilu hichnisanu l’eretz Yisrael, v’lo banah lanu et beit ha‑B’chirah — dayenu

« Dayénou » - דַּיֵינוּ

Vous trouverez ici des textes qui ont une importance particulière pour le judaïsme.

La plupart sont extraits du Tanakh et du Talmud, quelques-uns sont plus récents

Ne sois dédaigneux envers personne, et ne méprise aucune chose ; car il n’est point d’homme qui n’ait son heure, ni d’objet qui n’ait sa (juste) place.

אַל תְּהִי בָז לְכָל אָדָם, וְאַל תְּהִי מַפְלִיג לְכָל דָּבָר, שֶׁאֵין לְךָ אָדָם שֶׁאֵין לוֹ שָׁעָה וְאֵין לְךָ דָבָר שֶׁאֵין לוֹ מָקוֹם

Al téhi baz le-khol adam, vé-al téhi maflig le-khol davar, she-ein lekha adam she-ein lo sha’ah, vé-ein lekha davar she-ein lo makom.

Maximes des Pères 4 ; 3

Cette phrase extraite des Psaumes est un chant très célèbre qui est chanté souvent durant les fêtes et les célébrations et qui rappelle combien l’entente est une chose importante.

Cantique des degrés. À David. Ah! Qu’il est bon, qu’il est doux à des frères de vivre dans une étroite union !

: שִׁיר הַמַּעֲלוֹת לְדָוִד
.הִנֵּה מַה טּוֹב, וּמַה נָּעִים   שֶׁבֶת אַחִים גַּם-יָחַד

Shir ha-ma’alot le-David :

Hiné mah tov, ou mah na’im, shevet aḥim gam-yakhad.

Psaumes 133 ; 1

Selon Rabbi Akiba (l’un des plus grands tanaïm), ce principe est l’un des fondements du judaïsme.

Ne hais point ton frère en ton cœur: reprends ton prochain, et tu n'assumeras pas de péché à cause de lui. Ne te venge ni ne garde rancune aux enfants de ton peuple, mais aime ton prochain comme toi-même.

לֹא-תִשְׂנָא אֶת-אָחִיךָ, בִּלְבָבֶךָ; הוֹכֵחַ תּוֹכִיחַ אֶת-עֲמִיתֶךָ, וְלֹא-תִשָּׂא עָלָיו חֵטְא. לֹא-תִקֹּם וְלֹא-תִטֹּר אֶת-בְּנֵי עַמֶּךָ, וְאָהַבְתָּ לְרֵעֲךָ כָּמוֹךָ

Lo-tisna et-akhikha, bilvavekha ; hokéakh tokhiach et-amitékha, vé-lo-tissa alav khet.

Lo-tikom vé-lo-titor et-bnéi amékha, vé-ahavta lé-ré’akha kamokha.

Vayiqra 19 ; 17-18

L’interdit de se comporter mal envers les personnes vulnérables, sans défense, en particulier les étrangers, est rappelé 36 fois dans la Torah – davantage que le Chabbat ! ­–, tant le judaïsme considère cela comme une valeur fondamentale. Il est rappelé que cette expérience d’être maltraités, parce qu’étrangers, les Juifs l’ont connue en Égypte.

Tu ne vexeras point l'étranger. Vous connaissez, vous, le cœur de l'étranger, vous qui avez été étrangers dans le pays d'Égypte!

.וְגֵר, לֹא תִלְחָץ; וְאַתֶּם יְדַעְתֶּם אֶת-נֶפֶשׁ הַגֵּר כִּי-גֵרִים הֱיִיתֶם, בְּאֶרֶץ מִצְרָיִם

Vé-guer, lo tilhats ; vé-atem yéda’tem et-nefesh ha-guer, ki-gérim héyitem bé-erets Mitsrayim.

Chemot 23 ; 9

L’interdit de se comporter mal envers les personnes vulnérables, sans défense, en particulier les étrangers, est rappelé 36 fois dans la Torah – davantage que le Chabbat ! ­–, tant le judaïsme considère cela comme une valeur fondamentale. Il est rappelé que cette expérience d’être maltraités, parce qu’étrangers, les Juifs l’ont connue en Égypte.

L’interdit de se comporter mal envers les personnes vulnérables, sans défense, en particulier les étrangers, est rappelé 36 fois dans la Torah – davantage que le Chabbat ! ­–, tant le judaïsme considère cela comme une valeur fondamentale. Il est rappelé que cette expérience d’être maltraités, parce qu’étrangers, les Juifs l’ont connue en Égypte.

וְגֵר לֹא-תוֹנֶה, וְלֹא תִלְחָצֶנּוּ:  כִּי-גֵרִים הֱיִיתֶם, בְּאֶרֶץ מִצְרָיִם. כָּל-אַלְמָנָה וְיָתוֹם, לֹא תְעַנּוּן. אִם-עַנֵּה תְעַנֶּה, אֹתוֹ כִּי אִם-צָעֹק יִצְעַק אֵלַי, שָׁמֹעַ אֶשְׁמַע צַעֲקָתוֹ

Vé-guer lo-tone, vé-lo tilhatsénou : ki-gérim héyitem bé-erets Mitsrayim.

Kol-almanah vé-yatom, lo te’anoun.

Im-aneh te’aneh, oto ki im-tza’ok yitz’aq élaï, shamôa éshma tza’akatô.

Chemot 20 ; 20 à 22

Pratiquez la justice et l’égalité, délivrez l'opprimé des mains de l’oppresseur, ne maltraitez pas l'étranger, l'orphelin et la veuve, n'usez pas de violence et ne répandez point de sang innocent dans ce lieu !

Jérémie 22 :3

Homme, on t'a dit ce qui est bien, ce que l’Éternel demande de toi : rien que de pratiquer la justice, d'aimer la bonté et de marcher humblement avec ton Dieu !

Michée 6 :8

Oui, si tu bannis l’oppression, les gestes violents et les paroles injurieuses, si tu donnes à l'affamé et rassasies le malheureux, ta lumière brillera au milieu des ténèbres, et ta nuit sera comme le plein midi.

Isaïe 58 :9-11

Ce texte est extrait de la lecture de la haftara du jour de Kippour.

Le prophète rappelle que le jeûne de Kippour est imparfait s’il n’est pas accompagné d’un vrai souci envers les personnes misérables et vulnérables.

Ce texte est un hymne à la justice sociale et à la générosité. Voilà pourquoi il est lu le jour le plus saint de l’année juive.

"Pourquoi jeûnons-nous, sans que Tu T'en aperçoives ? Mortifions-nous notre personne, sans que tu le remarques ?" C'est qu'au jour de votre jeûne, vous poursuivez vos intérêts et tyrannisez vos débiteurs. Oui, vous jeûnez pour fomenter querelles et dissensions, pour frapper d'un poing brutal ; vous ne jeûnez point à l'heure présente pour que votre voix soit entendue là-haut. Est-ce là un jeûne qui peut m'être agréable, un jour où l'homme se mortifie lui-même ? Courber la tête comme un roseau, se coucher sur le cilice et la cendre, est-ce là ce que tu appelles un jeûne, un jour bienvenu de l'Éternel ?

Mais voici le jeûne que j'aime : c’est de rompre les chaînes de l'injustice, de dénouer les liens de tous les jougs, de renvoyer libres ceux qu'on opprime, de briser enfin toute servitude ; puis encore, de partager ton pain avec l'affamé, de recueillir dans ta maison les malheureux sans asile ; quand tu vois un homme nu, de le couvrir, de ne jamais te dérober à ceux qui sont comme ta propre chair !

C'est alors que ta lumière poindra comme l'aube, que ta guérison sera prompte à éclore ; ta vertu marchera devant toi, et derrière toi la majesté de l'Éternel fermera la marche. Alors tu appelleras et le Seigneur répondra, tu supplieras et Il dira : "Me voici !" Oui, si tu bannis de ton sein toute oppression, le geste violent et la parole malfaisante, si tu témoignes ta bienveillance à l'affamé et rassasies celui qui est torturé par le besoin, ta lumière brillera au milieu des ténèbres, et ta nuit sera comme le plein midi.

לָמָּה צַּמְנוּ וְלֹא רָאִיתָ, עִנִּינוּ נַפְשֵׁנוּ וְלֹא תֵדָע; הֵן בְּיוֹם צֹמְכֶם תִּמְצְאוּ-חֵפֶץ, וְכָל-עַצְּבֵיכֶם תִּנְגֹּשׂוּ. הֵן לְרִיב וּמַצָּה תָּצוּמוּ, וּלְהַכּוֹת בְּאֶגְרֹף רֶשַׁע; לֹא-תָצוּמוּ כַיּוֹם, לְהַשְׁמִיעַ בַּמָּרוֹם קוֹלְכֶם. הֲכָזֶה, יִהְיֶה צוֹם אֶבְחָרֵהוּ יוֹם עַנּוֹת אָדָם, נַפְשׁוֹ; הֲלָכֹף כְּאַגְמֹן רֹאשׁוֹ, וְשַׂק וָאֵפֶר יַצִּיעַ--הֲלָזֶה תִּקְרָא-צוֹם, וְיוֹם רָצוֹן לַיהוָה. הֲלוֹא זֶה, צוֹם אֶבְחָרֵהוּ--פַּתֵּחַ חַרְצֻבּוֹת רֶשַׁע, הַתֵּר אֲגֻדּוֹת מוֹטָה; וְשַׁלַּח רְצוּצִים חָפְשִׁים, וְכָל-מוֹטָה תְּנַתֵּקוּ. הֲלוֹא פָרֹס לָרָעֵב לַחְמֶךָ, וַעֲנִיִּים מְרוּדִים תָּבִיא בָיִת:  כִּי-תִרְאֶה עָרֹם וְכִסִּיתוֹ, וּמִבְּשָׂרְךָ לֹא תִתְעַלָּם. אָז יִבָּקַע כַּשַּׁחַר אוֹרֶךָ, וַאֲרֻכָתְךָ מְהֵרָה תִצְמָח; וְהָלַךְ לְפָנֶיךָ צִדְקֶךָ, כְּבוֹד יְהוָה יַאַסְפֶךָ. אָז תִּקְרָא וַיהוָה יַעֲנֶה, תְּשַׁוַּע וְיֹאמַר הִנֵּנִי:  אִם-תָּסִיר מִתּוֹכְךָ מוֹטָה, שְׁלַח אֶצְבַּע וְדַבֶּר-אָוֶן. וְתָפֵק לָרָעֵב נַפְשֶׁךָ, וְנֶפֶשׁ נַעֲנָה תַּשְׂבִּיעַ; וְזָרַח בַּחֹשֶׁךְ אוֹרֶךָ, וַאֲפֵלָתְךָ כַּצָּהֳרָיִם

Lamah tsamnou vé-lo ra’ita, inni-nou nafshénou vé-lo téda ; hen bé-yom tsom-khem timtze-ou-chefets, vé-khol atzvéikhem tin-gossou. Hen lé-riv ou-matsah tatsou-mou, ou-lé-hakot bé-egrof résha ; lo-tatsou-mou ka-yom, lé-hashmi’a ba-marom kol-khem.

Ha-kazé, yihye tsom ev’kharéhou yom anout adam, nafsho ; halakhof k’Agmon rosho, vé-sak va-éfer yatsia – halazé tikra-tsom, vé-yom ratson la-Adonaï.

Halo ze, tsom ev’kharéhou – patéaḥ ḥartzubot résha, ha-ter agoudot motah ; vé-shalach retzoutsim ḥofshim, vé-khol motah tenatékou. Halo paros la-ra’ev lakhmékha, va-aniyim meroudim tavi bayit ; ki-tiré arôm vé-khisito, ou-mib’sarkha lo tit’alam.

Az yibaqa kashachar orekha, va-aroukhtekha mehéra titzmakh ; vé-halakh lé-fanéikha tsidkékha, k’vod Adonaï ya’asefkha. Az tikra va-Adonaï ya’aneh, teshava vé-yomar hinéni : im-tasir mitokhka motah, shelakh etzba vé-daber-avén. Vé-tapek la-ra’ev nafshékha, vé-nefesh na’anah tashbi’a ; vé-zarakh ba-ḥoshek orekha, va-afélatekha ka-tsaḥorayim.

Isaïe 58 ; 3 à 10

Ce texte est extrait de la haftara lue dans certaines synagogues le dernier jour de Pessa’h (qui célèbre la délivrance du peuple juif d’Égypte).

On prie pour que cette délivrance puisse se renouveler et que les Juifs puissent connaître des temps messianiques, des temps où la paix règnera dans tout l’univers, entre les hommes mais aussi dans le monde animal.

C’est un texte d’espérance, très émouvant parce qu’il met en scène des opposés qui, normalement, ne vivent pas côte à côte : par exemple, le loup et la brebis ou encore le bébé et la vipère.

La justice sera la ceinture de ses reins, et la loyauté l'écharpe de ses flancs. Alors le loup habitera avec la brebis, et le tigre reposera avec le chevreau ; veau, lionceau et bélier vivront ensemble, et un jeune enfant les conduira.

Génisse et ourse paîtront côte à côte, ensemble s'ébattront leurs petits; et le lion, comme le bœuf, se nourrira de paille.

Le nourrisson jouera près du nid de la vipère, et le nouveau-sevré avancera la main dans le repaire de l'aspic. Plus de méfaits, plus de violences sur toute Ma sainte montagne ; car la terre sera pleine de la connaissance de Dieu, comme l’eau abonde dans le lit des mers.

וְהָיָה צֶדֶק, אֵזוֹר מָתְנָיו; וְהָאֱמוּנָה, אֵזוֹר חֲלָצָיו. וְגָר זְאֵב עִם-כֶּבֶשׂ, וְנָמֵר עִם-גְּדִי יִרְבָּץ; וְעֵגֶל וּכְפִיר וּמְרִיא יַחְדָּו, וְנַעַר קָטֹן נֹהֵג בָּם. וּפָרָה וָדֹב תִּרְעֶינָה, יַחְדָּו יִרְבְּצוּ יַלְדֵיהֶן; וְאַרְיֵה, כַּבָּקָר יֹאכַל-תֶּבֶן. וְשִׁעֲשַׁע יוֹנֵק, עַל-חֻר פָּתֶן; וְעַל מְאוּרַת צִפְעוֹנִי, גָּמוּל יָדוֹ הָדָה. לֹא-יָרֵעוּ וְלֹא-יַשְׁחִיתוּ, בְּכָל-הַר קָדְשִׁי:  כִּי-מָלְאָה הָאָרֶץ, דֵּעָה אֶת-יְהוָה, כַּמַּיִם, לַיָּם מְכַסִּים

Véhaya tsédék, ezor motnav ; vé-ha-émouna, ezor ḥalatsav. Vé-gar zeév im-kevess, vé-namer im-gédi yirbatz ; vé-égel ou-kefir ou-meri’a yakhdav, vé-na’ar katon noheg bam.

Ou-parah vadov tir’énah, yakhdav yirbétzou yaldéihen ; vé-aryé, ka-bakar yokhal-teven. Vé-shi’asha’ yonék, al-ḥur patén ; vé-al méurat tsif’oni, gamoul yado hadah.

Lo-yaré’ou vé-lo-yashḥitou, be-khol ha-r kadoshi ; ki-mal’ah ha-arets déa et-Adonaï, ka-mayim la-yam mechassim.

Isaïe 11 ; 5 à 9

« Hatikva » (qui signifie « L’Espérance », en hébreu) est l’hymne national de l’État d’Israël depuis sa création en 1948. Il a été écrit en Ukraine en 1878, par Naftali Herz Imber, sous le nom de « Tikvaténou » (« Notre espoir », en hébreu).

La musique a été adaptée en 1888 par Samuel Cohen, d’après une mélodie populaire roumaine de Moldavie.

Aussi longtemps qu'à l’intérieur du cœur,
Vibre l'âme juive,
Et que tourné vers l'Est
Un œil regarde vers Sion,

Notre espoir n'est pas encore perdu,
L’espoir vieux de deux mille ans,
D'être un peuple libre sur notre terre,
La terre de Sion et Jérusalem.

כָּל עוֹד בַּלֵּבָב פְּנִימָה
נֶפֶשׁ יְהוּדִי הוֹמִיָּה
וּלְפַאֲתֵי מִזְרָח קָדִימָה
עַין לְצִיוֹן צוֹפִיָּה

עוֹד לא אָבְדָה תִּקְוָתֵנוּ
הַתִּקְוָה בַּת שְׁנוֹת אַלְפַּיִם
לִהְיוֹת עַם חָפְשִי בְּאַרְצֵנוּ
אֶרֶץ צִיּוֹן וִירוּשָלָיִם

Kol od balévav pnimah,

nefesh Yehudi homiyah,

ou-lefa’atei Mizrach kadimah,

ayin le-Tsiyon tsopiyah.

Od lo avdah tikvateinu,

ha-tikvah bat shnot alpayim,

lihiyot am ḥofshi be-artzeinu,

erets Tsiyon vé-Yerushalayim.

« Hatikva » - הַתִּקְוָה

Le 29 novembre 1947, le plan de partage de la Palestine est voté à l’ONU. Cette résolution prévoit la création d’un État juif – parallèlement à un État palestinien.

Le 14 mai 1948, dans un contexte de guerre civile entre Juifs et Arabes, David Ben Gourion lit le texte qui précède et proclame l’indépendance de l'État d'Israël au nom du gouvernement provisoire.

« Éretz-Israël est le lieu où naquit le peuple juif. C'est là que se forma son caractère spirituel, religieux et national. C'est là qu'il réalisa son indépendance, créa une culture d'une portée à la fois nationale et universelle et fit don de la Bible au monde entier.

Contraint à l'exil, le peuple juif demeura fidèle au pays d'Israël à travers toutes les dispersions, priant sans cesse pour y revenir, toujours avec l'espoir d'y restaurer sa liberté nationale.

Motivés par cet attachement historique, les Juifs s'efforcèrent, au cours des siècles, de retourner au pays de leurs ancêtres pour y reconstituer leur État. Tout au long des dernières décennies, ils s'y rendirent en masse : pionniers et défenseurs. Ils y défrichèrent le désert, firent renaître leur langue, bâtirent cités et villages et établirent une communauté en pleine croissance, ayant sa propre vie économique et culturelle. Ils n'aspiraient qu'à la paix encore qu'ils aient toujours été prêts à se défendre. Ils apportèrent les bienfaits du progrès à tous les habitants du pays. Ils nourrirent toujours l'espoir de réaliser leur indépendance nationale.

En 1897, inspiré par la vision de l'État juif qu'avait eue Theodore Herzl, le premier Congrès sioniste proclama le droit du peuple juif à la renaissance nationale dans son propre pays. Ce droit fut reconnu par la déclaration Balfour du 2 novembre 1917 et réaffirmé par le mandat de la Société des Nations qui accordait une reconnaissance internationale formelle des liens du peuple juif avec la terre d'Israël, ainsi que de son droit d'y reconstituer son foyer national.

La Shoah qui anéantit des millions de Juifs en Europe, démontra à nouveau l'urgence de remédier à l'absence d'une patrie juive par le rétablissement de l'État juif dans le pays d'Israël, qui ouvrirait ses portes à tous les juifs et conférerait au peuple juif l'égalité des droits au sein de la famille des nations.

Les survivants de la Shoah en Europe, ainsi que des Juifs d'autres pays, revendiquant leur droit à une vie de dignité, de liberté et de travail dans la patrie de leurs ancêtres, et sans se laisser effrayer par les obstacles et la difficulté, cherchèrent sans relâche à rentrer au pays d'Israël.

[…] Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale des Nations unies adopta une résolution prévoyant la création d'un État juif indépendant dans le pays d'Israël et invita les habitants du pays à prendre les mesures nécessaires pour appliquer ce plan. La reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à établir son État indépendant ne saurait être révoquée.

C'est de plus, le droit naturel du peuple juif d'être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre État souverain.

En conséquence, nous, membres du Conseil national représentant le peuple juif du pays d’Israël et le mouvement sioniste mondial, réunis aujourd'hui, jour de l'expiration du mandat britannique, en assemblée solennelle, et en vertu des droits naturels et historiques du peuple juif, ainsi que de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies, proclamons la fondation de l'État juif dans le pays d'Israël, qui portera le nom d'État d’Israël.

[…] L'État d'Israël sera ouvert à l'immigration des Juifs de tous les pays où ils sont dispersés ; il développera le pays au bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur les principes de liberté, de justice et de paix enseignés par les prophètes d'Israël ; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe ; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture ; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations Unies.

L'État d'Israël est prêt à coopérer avec les organismes et représentants des Nations Unies pour l'application de la résolution adoptée par l'Assemblée le 29 novembre 1947 et à prendre toutes les mesures pour réaliser l'union économique de toutes les parties du pays.

Nous faisons appel aux Nations Unies afin qu'elles aident le peuple juif à édifier son État et qu'elles admettent Israël dans la famille des nations.

[…] Nous tendons la main de l'amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les États qui nous entourent et à leurs peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous. L'État d'Israël est prêt à contribuer au progrès de l'ensemble du Moyen-Orient.

Nous lançons un appel au peuple juif de par le monde à se rallier à nous dans la tâche d'immigration et de mise en valeur, et à nous assister dans le grand combat que nous livrons pour réaliser le rêve poursuivi de génération en génération : la rédemption d'Israël.

Confiants en l'Éternel Tout-Puissant, nous signons cette déclaration sur le sol de la patrie, dans la ville de Tel-Aviv, en cette séance de l'assemblée provisoire de l'État, tenue la veille du Chabbat, 5 Iyar 5708, quatorze mai mil neuf cent quarante-huit. »

Extraits de la Déclaration d’Indépendance de l’État d’Israël - 14 Mai 1948

Cette phrase, extraite des Psaumes, est récitée par le marié, sous la ’houpa à la fin de la cérémonie du mariage. A

vant de quitter la ’houpa, le marié brise un verre, symbole du deuil que les Juifs portent toujours, deux mille ans après la destruction du Temple de Jérusalem.

On rappelle ainsi que l’amour pour Jérusalem demeure intense !

Si je t’oublie jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service ! Que ma langue s’attache à mon palais, si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies !

אִם-אֶשְׁכָּחֵךְ יְרוּשָׁלִָם   תִּשְׁכַּח יְמִינִי. תִּדְבַּק-לְשׁוֹנִי, לְחִכִּי    אִם-לֹא אֶזְכְּרֵכִי: אִם-לֹא אַעֲלֶה, אֶת-יְרוּשָׁלִַם   עַל רֹאשׁ שִׂמְחָתִי

Im-eshkakhekh Yerushalaim, tishkakh yemini. Tidbak lé-shoni, lé-ḥikhi ; im-lo ezkrekhi : im-lo a’aleh, et-Yerushalaim al rosh simḥati.

Psaumes 137 ; 5-6

Cette phrase extraite des Psaumes est un chant très répandu, qui célèbre l’amour des Juifs pour Jérusalem. Il est chanté à de nombreuses occasions et de nombreuses fêtes.

Célèbre, ô Jérusalem, l’Éternel, glorifie ton Dieu, ô Sion ! Car il a consolidé les barres de tes portes, il a béni tes fils dans ton enceinte.

שַׁבְּחִי יְרוּשָׁלִַם, אֶת-יְהוָה;    הַלְלִי אֱלֹהַיִךְ צִיּוֹן. כִּי-חִזַּק, בְּרִיחֵי שְׁעָרָיִךְ;    בֵּרַךְ בָּנַיִךְ בְּקִרְבֵּךְ

Shabchi Yerushalaim, et-Adonaï ; haléli Elohaïkh Tsiyon. Ki-ḥizak bé-rikhei she’arayikh ; bé-rakh banayikh bé-kirbékha.

Psaumes 147 ; 12-13

Cette phrase est récitée (parfois sous forme chantée) durant la cérémonie de la lecture du séfer Torah.

Elle évoque l’attachement des Juifs envers ce texte dans lequel on trouve sans cesse une source d’enseignement pour nos vies.

Elle est un arbre de vie pour ceux qui s'en rendent maîtres : s'y attacher, c’est s'assurer la félicité.

Ses voies sont des voies pleines de délices, et tous ses sentiers remplis de paix.

.עֵץ-חַיִּים הִיא, לַמַּחֲזִיקִים בָּהּ; וְתֹמְכֶיהָ מְאֻשָּׁר. דְּרָכֶיהָ דַרְכֵי-נֹעַם;    וְכָל-נְתִיבוֹתֶיהָ שָׁלוֹם

Ets ḥayim hi la-maḥazikim bah ; vé-tomkheha mé-oushar. Derakheha darkhei no’am ; vé-khol netivoteha shalom.

Michlé 3 ; 17,18

Cette phrase est l’une des plus célèbres de la tradition juive.

Elle rappelle que la Torah est un héritage millénaire que l’on transmet sans cesse depuis Moïse.

C’est aussi une chanson très connue, chantée lors de la Bar et de la Bat Mitsva, ou chantée aux enfants.

C'est pour nous qu'Il dicta une doctrine à Moïse ; elle restera l'héritage de la communauté de Jacob.

.תּוֹרָה צִוָּה-לָנוּ, מֹשֶׁה:  מוֹרָשָׁה, קְהִלַּת יַעֲקֹב

Torah tsiva-lanou, Moshé : morasha, kehilat Ya’akov.

Dévarim 33 ; 4

C’est par ce chant que l’on ouvre la prière du matin dans de nombreuses synagogues. Parfois, cette phrase est inscrite sur le mur de la synagogue.

C’est le sorcier Bil’ am qui, voulant maudire les Bné Israël, n’avait pu dire que ces belles paroles car le camp des Bné Israël, dans le désert, était fondé sur le respect de la vie intime de chacun et sur la pudeur.

Qu'elles sont belles tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël !

.מַה-טֹּבוּ אֹהָלֶיךָ, יַעֲקֹב; מִשְׁכְּנֹתֶיךָ, יִשְׂרָאֵל

Mah tovu ohaleikha, Ya’akov ; mishkenoteikha, Yisraël.

Bamidbar 24 ; 5

Cette phrase est extraite de la haftara qui est lue durant le Chabbat de ’Hanouka et qui rappelle que ce n’est ni la force ni la violence militaire qui a rendu les Juifs vainqueurs durant cette époque.

On rappelle que l’esprit divin ne conduit justement pas à la violence, mais qu’il est fort par la grandeur de ses valeurs.  

« Ni par la puissance ni par la force, mais bien par mon esprit ! » dit l'Éternel-Tsevaot.

.לֹא בְחַיִל, וְלֹא בְכֹחַ--כִּי אִם-בְּרוּחִי, אָמַר יְהוָה צְבָאוֹת

Lo be-ḥayil, vé-lo ve-khoaḥ — ki im be-rouḥi, amar Adonaï Tsevaot.

Zacharie 4 ; 6

Alors Moïse et les enfants d'Israël chantèrent l'hymne suivant à l'Éternel. Ils dirent : « Chantons l'Éternel, il est souverainement grand ; coursier et cavalier, il les a lancés dans la mer. Il est ma force et ma gloire, l'Éternel ! Je lui dois mon salut. Voilà mon Dieu, je lui rends hommage ; le Dieu de mon père et je le glorifie. »

אָז יָשִׁיר-מֹשֶׁה וּבְנֵי יִשְׂרָאֵל אֶת-הַשִּׁירָה הַזֹּאת, לַיהוָה, וַיֹּאמְרוּ, לֵאמֹר: אָשִׁירָה לַיהוָה כִּי-גָאֹה גָּאָה, סוּס וְרֹכְבוֹ רָמָה בַיָּם.עָזִּי וְזִמְרָת יָהּ, וַיְהִי-לִי לִישׁוּעָה;  זֶה אֵלִי וְאַנְוֵהוּ,  אֱלֹהֵי  אָבִי וַאֲרֹמְמֶנְהוּ

Az yashir Moshé ou-vnéi Yisraël et-ha-shirah ha-zot la-Adonaï, va-yomrou lemor : ashirah la-Adonaï ki-ga’oh ga’ah, sous vé-rokhvo ramah ba-yam.

Azzi vé-zimrat Yah, va-yehi li li-yeshou’ah ; ze Eli vé-anvéhou, Elohei avi va-aromemenhou.

Chemot 15 ,1-2

Ce texte est appelé « Dix Commandements », « Tables de la loi » ou encore « Dix Paroles ». Selon la tradition, il a été présenté par Moïse au peuple rassemblé sur deux pierres distinctes : la première pierre sur laquelle étaient gravées les cinq premières lois (les lois envers Dieu) et la seconde sur laquelle étaient gravées les cinq suivantes (les lois envers son prochain). Ces deux pierres symbolisent ainsi l’importance égale de ces deux sortes de lois.

Ces « Dix Paroles » sont la base de la vie juive et ce texte est l’un des plus importants du judaïsme. Il a été donné deux mois après la sortie d’Égypte, sur le mont Sinaï.

Ce texte est lu à deux reprises dans les synagogues durant l’année : pendant la semaine de la paracha Yitro et lors de la fête de Chavouot, car on célèbre ce jour-là la date anniversaire du don de la Torah.

Alors Dieu prononça toutes ces paroles, savoir :


(1) Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, d'une maison d'esclavage.
(2) Tu n'auras point d'autre dieu que moi. Tu ne te feras point d'idole, ni une image quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, ou en bas sur la terre, ou dans les eaux au-dessous de la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, tu ne les adoreras point ; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui poursuis le crime des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et à la quatrième génération, pour ceux qui m'offensent ; et qui étends ma bienveillance à la millième, pour ceux qui m'aiment et gardent mes commandements.
(3) Tu n'invoqueras point le nom de l'Éternel ton Dieu à l'appui du mensonge ; car l'Éternel ne laisse pas impuni celui qui invoque son nom pour le mensonge.
(4) Pense au jour du Chabbat pour le sanctifier. Durant six jours tu travailleras et t'occuperas de toutes tes affaires, mais le septième jour est la trêve de l'Éternel ton Dieu : tu n'y feras aucun travail, toi, ton fils ni ta fille, ton esclave mâle ou femelle, ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes murs. Car en six jours l'Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qu'ils renferment et il s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du Chabbat et l'a sanctifié.
(5) Respecte ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l'Éternel ton Dieu t'accordera.
(6) Ne commets point d'homicide.
(7) Ne commets point d'adultère.
(8) Ne commets point de vol.
(9) Ne rends point contre ton prochain un faux témoignage.
(10) Ne convoite pas la maison de ton prochain ; ne convoite pas la femme de ton prochain, son esclave ni sa servante, son bœuf ni son âne, ni rien de ce qui est à ton prochain.

וַיְדַבֵּר אֱלֹהִים, אֵת כָּל-הַדְּבָרִים הָאֵלֶּה לֵאמֹר.
(1) אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֲשֶׁר הוֹצֵאתִיךָ מֵאֶרֶץ מִצְרַיִם מִבֵּית עֲבָדִים
(2) לֹא-יִהְיֶה לְךָ אֱלֹהִים אֲחֵרִים, עַל-פָּנָי. לֹא-תַעֲשֶׂה לְךָ פֶסֶל, וְכָל-תְּמוּנָה, אֲשֶׁר בַּשָּׁמַיִם מִמַּעַל, וַאֲשֶׁר בָּאָרֶץ מִתָּחַת--וַאֲשֶׁר בַּמַּיִם, מִתַּחַת לָאָרֶץ.
לֹא-תִשְׁתַּחֲוֶה לָהֶם, וְלֹא תָעָבְדֵם:  כִּי אָנֹכִי יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, אֵל קַנָּא--פֹּקֵד עֲו‍ֹן אָבֹת עַל-בָּנִים עַל-שִׁלֵּשִׁים וְעַל-רִבֵּעִים, לְשֹׂנְאָי. וְעֹשֶׂה חֶסֶד, לַאֲלָפִים--לְאֹהֲבַי, וּלְשֹׁמְרֵי מִצְו‍ֹתָי.
(3) לֹא תִשָּׂא אֶת-שֵׁם-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ, לַשָּׁוְא:  כִּי לֹא יְנַקֶּה יְהוָה, אֵת אֲשֶׁר-יִשָּׂא אֶת-שְׁמוֹ לַשָּׁוְא.
(4) זָכוֹר אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת, לְקַדְּשׁוֹ. שֵׁשֶׁת יָמִים תַּעֲבֹד, וְעָשִׂיתָ כָּל-מְלַאכְתֶּךָ. וְיוֹם, הַשְּׁבִיעִי--שַׁבָּת, לַיהוָה אֱלֹהֶיךָ:  לֹא-תַעֲשֶׂה כָל-מְלָאכָה אַתָּה וּבִנְךָ וּבִתֶּךָ, עַבְדְּךָ וַאֲמָתְךָ וּבְהֶמְתֶּךָ, וְגֵרְךָ, אֲשֶׁר בִּשְׁעָרֶיךָ. כִּי שֵׁשֶׁת-יָמִים עָשָׂה יְהוָה אֶת-הַשָּׁמַיִם וְאֶת-הָאָרֶץ, אֶת-הַיָּם וְאֶת-כָּל-אֲשֶׁר-בָּם, וַיָּנַח, בַּיּוֹם הַשְּׁבִיעִי; עַל-כֵּן, בֵּרַךְ יְהוָה אֶת-יוֹם הַשַּׁבָּת--וַיְקַדְּשֵׁהוּ.
(5) כַּבֵּד אֶת-אָבִיךָ, וְאֶת-אִמֶּךָ--לְמַעַן, יַאֲרִכוּן יָמֶיךָ, עַל הָאֲדָמָה, אֲשֶׁר-יְהוָה אֱלֹהֶיךָ נֹתֵן לָךְ.
(6) לֹא תִרְצָח,  
(7) לֹא תִנְאָף
(8) לֹא תִגְנֹב,
(9) לֹא-תַעֲנֶה בְרֵעֲךָ עֵד שָׁקֶר.  
(10) לֹא תַחְמֹד, בֵּית רֵעֶךָ; לֹא-תַחְמֹד אֵשֶׁת רֵעֶךָ, וְעַבְדּוֹ וַאֲמָתוֹ וְשׁוֹרוֹ וַחֲמֹרוֹ, וְכֹל, אֲשֶׁר לְרֵעֶךָ.

Va-yedaber Elohim et kol ha-devarim ha-eleh lemor.

(1) Anokhi Adonaï Elohekha, asher hotsetikha me-erets Mitsrayim mi-beit avadim.

(2) Lo yihye lekha elohim aḥerim al panay.

Lo ta’asse lekha fesel ve-khol temounah asher ba-shamayim mi-ma’al, va-asher ba-arets mi-taḥat, va-asher ba-mayim mi-taḥat la-arets.

Lo tishtaḥave lahem ve-lo ta’ovdem, ki anokhi Adonaï Elohekha, El kana — poked avon avot al banim al shileshim ve-al ribe’im le-son’ai.

Ve-ose ḥesed la-alafim le-ohavay ou-le-shomrei mitsvotay.

(3) Lo tissa et-shem Adonaï Elohekha la-shav ; ki lo yenake Adonaï et asher yissa et shemo la-shav.

(4) Zakhor et-yom ha-Shabbat le-kadsho.

Sheshet yamim ta’avod ve-asita kol melakhtekha.

Ve-yom ha-shevi’i — Shabbat la-Adonaï Elohekha ; lo ta’asse kol melakhah, ata ou-vinkha ou-vitekha, avdekha va-amatekha ou-vehémtekha, ve-gerkha asher bi-she’arekha.

Ki sheshet yamim asa Adonaï et ha-shamayim ve-et ha-arets, et ha-yam ve-et kol asher bam, va-yanach ba-yom ha-shevi’i ; al ken berakh Adonaï et-yom ha-Shabbat va-yekadshehou.

(5) Kabed et-avikha ve-et imekha — le-ma’an ya’arikhoun yamekha al ha-adamah asher Adonaï Elohekha noten lakh.

(6) Lo tirtsaḥ.

(7) Lo tin’af.

(8) Lo tignov.

(9) Lo ta’aneh ve-re’akha ed shaker.

(10) Lo taḥmod beit re’ekha ; lo taḥmod eshet re’ekha, ve-avdo va-amato ve-shoro va-ḥamoro, ve-khol asher le-re’ekha.

Chemot 20 ; 1 à 13

Le judaïsme considère que les devoirs à l’égard de Dieu sont aussi importants que ceux à l’égard de son prochain.

Ces derniers forment un ensemble de lois qui permettent, si elles sont respectées, de parfaire sa nature et de devenir meilleur.

Certaines de ces valeurs sont d’ailleurs partagées par de nombreuses cultures.

Ben Zoma enseignait :
« Quel est (le vrai) sage ? C’est celui qui apprend de tout homme…
Quel est (le véritable) héros ? C’est celui qui domine son agressivité…
Quel est (le vrai) riche ? C’est celui qui se satisfait de son sort…
Qui est digne de respect ? Celui qui respecte les humains… »

...בֶּן זוֹמָא אוֹמֵר, אֵיזֶהוּ חָכָם, הַלּוֹמֵד מִכָּל אָדָם...אֵיזֶהוּ גִבּוֹר, הַכּוֹבֵשׁ אֶת יִצְרוֹ...אֵיזֶהוּ עָשִׁיר הַשָּׂמֵחַ בְּחֶלְקוֹ...אֵיזֶהוּ מְכֻבָּד, הַמְכַבֵּד אֶת הַבְּרִיּוֹת

Ben Zoma omer : eizehou ḥakham ? ha-lomed mi-kol adam.

Eizehou gibor ? ha-kovesh et yitsro.

Eizehou ashir ? ha-saméaḥ be-ḥelko.

Eizehou mekhoubad ? ha-mekhaved et ha-beriyot.

Maximes des Pères 4 ; 1

Ne suis point la multitude pour mal faire ; et ne va pas sur un litige, dans le sens de la majorité, pour faire fléchir le droit.

.לֹא  תִהְיֶה אַחֲרֵי רַבִּים, לְרָעֹת; וְלֹא  תַעֲנֶה עַל רִב, לִנְטֹת אַחֲרֵי רַבִּים  לְהַטֹּת

Lo tihyé aḥarei rabim le-ra’ot ; vé-lo ta’ane al riv lintot aḥarei rabim le-hatot.

Chemot 23,2

Quel est l’homme qui souhaite la vie, qui aime de longs jours pour goûter le bonheur ?

Préserve ta langue du mal, et tes lèvres des discours perfides ; éloigne-toi du mal et fais le bien, recherche la paix et poursuis-la.

מִי-הָאִישׁ, הֶחָפֵץ חַיִּים;    אֹהֵב יָמִים, לִרְאוֹת טוֹב. נְצֹר לְשׁוֹנְךָ מֵרָע;    וּשְׂפָתֶיךָ, מִדַּבֵּר מִרְמָה. סוּר מֵרָע, וַעֲשֵׂה-טוֹב;    בַּקֵּשׁ שָׁלוֹם וְרָדְפֵהוּ

Mi ha-ish he-ḥafets ḥayim, ohev yamim lir’ot tov.

Netsor leshonkha me-ra ; ousfateikha mi-daber mirmah.

Sour me-ra va-ase tov ; bakésh shalom ve-rodfehou.

Psaumes 34 ; 13 à 15

Rabbi Shimon, fils de Gamliel disait : « Par trois choses le monde subsiste : le jugement, la vérité et la paix... »

רַבָן שִמְעֹון בֶן גַמְלִיאֵּל  אֹומֵּר, עַל שְלושָה  דְבָרִים  הָעֹולָם עֹומֵּד, עַל הַדִין וְעַל הָאֱמֶת וְעַל הַשָלֹום...

Raban Shim’on ben Gamli’el omer : al shloshah devarim ha-olam omed, al ha-din ve-al ha-emet ve-al ha-shalom…

Maximes des Pères 1 ; 17

Rav Houna enseignait : « Si un homme a salué son prochain, et que celui-ci ne le salue pas, en retour, ce dernier est qualifié de "voleur". »

אָמַר רַב הוּנָא: אִם נָתַן לוׂ שָלום  וְלא הִחְזִיר - נִקְרָא גָזְלָן

Amar Rav Huna : im natan lo shalom vé-lo hichzir — nikra gazlan.

Talmud de Babylone - Traité Bra’hot p.6b

Rabbi Mattia, fils de Harach enseignait : « Sois le premier à saluer tout homme. Mieux vaut te tenir à la queue des lions qu’à la tête des renards. »

רַבִי מַתִיָא בֵן חֲרַש אוׂמֵר: הֱוֵי מַקְדִּים בְּשָׁלֹום כָּל אָדָםוֶהֱוֵי זָנָב לָאֲָריֹות וְאַל  תִהיֹ  ראש לַשּוּעָלִים

Rabi Matitya ben Ḥarash omer : hevé makdim be-shalom kol adam,

vé-hevé zanav la-aryot ve-al tihi rosh la-shualim.

Maximes des Pères 4 ; 20

Selon le judaïsme, l’un des piliers qui maintient l’existence de l’univers est la paix entre les hommes.

C’est probablement l’un des objectifs les plus difficiles à atteindre pour l’humanité. Faire la paix, ce n’est pas renoncer à ses idées et ses croyances mais respecter celles des autres et les comprendre.

Hillel disait : « Compte parmi les disciples d’Aaron : aime la paix et recherche-la sans cesse… »

הִלֵּל אֹומֵּר, הֱוֵּי מִּתַלְמִידָיו שֶׁל  אהֲרוֹן, אֹוהֵּב שָלֹום וְרֹודֵּף שָלֹום

Hilel omer : hevé mi-talmidav shel Aharon, ohev shalom ve-rodef shalom.

Maximes des Pères 1 ; 12

Celui qui cultive sa terre a du pain à satiété ; celui qui poursuit des frivolités manque de sens.

.עֹבֵד אַדְמָתוֹ, יִשְׂבַּע-לָחֶם;    וּמְרַדֵּף רֵיקִים חֲסַר-לֵב

Oved admato, yisba’ laḥem ; ou-meradef rekim ḥasar-lev.

Michlé 12 ; 11

Comment imaginer que nous puissions vivre sur cette planète sans la chérir et la protéger ?

Lorsque Dieu créa l’Homme et la Femme, l’une des premières missions qu’Il leur assigna fut de « travailler et protéger la terre ».

Ainsi, chaque être humain qui vient au monde doit s’approprier cette recommandation divine et se préoccuper du devenir de la nature et de la planète.

D’ailleurs, ne célèbre-t-on pas la fête des arbres le 15 Chevat, pour marquer cette importance et en prendre conscience ?

Tu ne dois pas détruire les arbres en portant sur eux la cognée : ce sont eux qui te nourrissent, tu ne dois pas les abattre. Oui, l'arbre du champ, c'est l'homme même…

לֹא-תַשְׁחִית אֶת-עֵצָהּ לִנְדֹּחַ עָלָיו גַּרְזֶן--כִּי מִמֶּנּוּ תֹאכֵל, וְאֹתוֹ לֹא תִכְרֹת:  כִּי הָאָדָם עֵץ הַשָּׂדֶה

Lo-tashḥit et-etsah lindokh alav garzen — ki miménou tokhel, ve-oto lo tikrot : ki ha-adam ets ha-sadeh.

Dévarim 20 ; 19

Cette phrase est lue, chaque année, dans le séfer Torah, la semaine qui précède la fête de Pourim. On rappelle à ce moment-là que la haine meurtrière de tous les hommes qui ont fait du mal au peuple juif a débuté avec Amalec. En effet, Amalec s’est attaqué au peuple juif par derrière (c’est à l’arrière que se trouvaient les personnes malades, fragiles, fatiguées qui ne marchaient pas vite ; ce sont eux, les êtres vulnérables et sans défense, qu’il attaqua).

On associe donc au nom d’Amalec, le souvenir de tous les êtres mauvais qui ont fait du mal au peuple juif : Haman (c’est pour cela que ce texte est lu le Chabbat qui précède Pourim), les Inquisiteurs durant la période de l’Inquisition espagnole (au XVe siècle), mais aussi les nazis durant la Seconde Guerre mondiale (au XXe siècle).

Ce texte rappelle que le devoir de mémoire est aussi une grande valeur du judaïsme car il insiste sur la nécessité de demeurer vigilants face à l’antisémitisme.

Souviens-toi de ce que t'a fait Amalec, lors de votre voyage, au sortir de l'Égypte… comme il t'a surpris chemin faisant, et s'est jeté sur tous tes traînards par derrière…. Tu effaceras la mémoire d'Amalec de dessous le ciel : ne l'oublie point.

זָכוֹר, אֵת אֲשֶׁר עָשָׂה לְךָ עֲמָלֵק, בַּדֶּרֶךְ, בְּצֵאתְכֶם מִמִּצְרָיִם. אֲשֶׁר קָרְךָ בַּדֶּרֶךְ, וַיְזַנֵּב בְּךָ כָּל הַנֶּחֱשָׁלִים אַחֲרֶיךָ ...תִּמְחֶה אֶת-זֵכֶר עֲמָלֵק, מִתַּחַת הַשָּׁמָיִם; לֹא, תִּשְׁכָּח

Zakhor et asher asah lakh Amalek, ba-derekh, be-tsetkhem mi-Mitsrayim. Asher kar-kha ba-derekh, va-yezannev bekha kol ha-neḥeshalim aḥareikha… timḥe et-zecher Amalek mi-taḥat ha-shamayim ; lo, tishkakh.

Dévarim 25 ; 17

Écoute, mon fils, les remontrances de ton père, ne délaisse pas les enseignements de ta mère.

.שְׁמַע בְּנִי, מוּסַר אָבִיךָ;    וְאַל-תִּטֹּשׁ, תּוֹרַת אִמֶּךָ

Shema b’ni, musar avikha ; vé-al titosh, torat imekha.

Michlé 1 ; 8

Le devoir d’éducation est fondamental dans la tradition juive.

Rabbi Yehoshua Ben Perahia, l’un des plus grands sages de la Michna, considérait même qu’un village ne pouvait être viable que si les habitants y avaient construit une école.

Éduque l’enfant selon son caractère ; même avancé en âge, il ne s'en écartera point.

.חֲנֹךְ לַנַּעַר, עַל-פִּי דַרְכּוֹ  גַּם כִּי-יַזְקִין, לֹא-יָסוּר מִמֶּנָּה

Ḥanokh la-na’ar, al-pi darko ; gam ki-yazkin, lo-yasur miménah.

Michlé 22 ; 6
Titre dynamic
Hébreux

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Transcription

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Français

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