Les prières
Les écrits occupent une place centrale dans le judaïsme : la Bible, le Talmud, les livres de commentaires, les livres de prière... Parmi tous ces écrits, certains textes ont pris une importance particulière : vous en trouverez ici une sélection.
Vous trouverez ici des textes liturgiques, c’est-à-dire
des prières et des bénédictions.
Ces textes liturgiques sont importants à connaître pour la célébration des temps forts du calendrier juif.
Le motsi est la bénédiction dite sur le pain avant le repas. Le Chabbat, on prononce cette bénédiction sur deux pains (traditionnellement deux pains tressés appelés ’hallot) qui représentent les deux portions de manne que les Hébreux recevaient le vendredi pendant la traversée du désert (ils avaient une double portion le vendredi car ils ne pouvaient pas en ramasser le samedi en raison du Chabbat).
Cet hymne est chanté à l’office du vendredi soir pour accueillir le Chabbat comme s’il s’agissait d’une fiancée tant attendue. Il a été composé par le poète Chlomo Halévi Alkabets qui a vécu au XVIe siècle à Safed, en Érets Israël.
Va, mon Bien-aimé, au-devant de la Fiancée, allons accueillir le Chabbat.
"Observe" et "souviens-toi" (du Chabbat) : c'est en une seule parole que le Dieu Un et Unique
Nous fit entendre ces deux injonctions.
L'Éternel est Un et Son nom sera Un,
Pour Son renom, Sa gloire et Sa louange.
Venez, allons au-devant du Chabbat,
Car il est la source de toute bénédiction.
Dès l'origine, le Chabbat fut couronné : Il clôt l'œuvre de la Création,
Mais dans la pensée du projet, il était en premier.
Sanctuaire du Roi, Ville royale,
Relève-toi de tes ruines. Trop longtemps tu es demeurée
Dans la vallée des pleurs,
Mais voici que Lui s'émeut de ton sort.
Secoue la poussière, relève-toi.
Revêts-toi de tes vêtements de splendeur,
Ceux qui font la gloire de Mon peuple.
Par le fils de Jessé, le Bethléhémite,
Accède à mon âme afin de la délivrer.
Réveille-toi, réveille-toi !
Et qu'enfin ta lumière brille. Relève-toi, ma lumière, et éclaire.
Lève-toi, Lève-toi, entonne ton chant,
Car la gloire de l'Éternel se révèle à toi.
Tu ne seras plus humiliée, tu ne seras plus méprisée !
Alors, pourquoi soupires-tu et gémis-tu, accablée ?
En toi, les humbles de mon peuple trouveront refuge
Et voici que la Ville (sainte) sera rebâtie sur ses ruines.
Tes spoliateurs seront à leur tour livrés au pillage,
Et tous tes oppresseurs seront chassés.
Ton Dieu Se réjouira enfin de toi,
Comme l'époux de sa fiancée.
De tout côté, tu déborderas de joie,
En proclamant la gloire de l'Éternel.
Par un homme fils de Pèrets,
Nous nous réjouirons et exulterons.
Sois donc la bienvenue, toi, diadème de ton Époux ;
Approche, dans la liesse et l'allégresse,
Jusqu'aux fidèles du peuple de prédilection,
Viens donc, Fiancée, viens donc, Fiancée !
לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה
שָׁמור וְזָכור בְּדִבּוּר אֶחָד
הִשְׁמִיעָנוּ אֵל הַמְּיוּחָד
ה' אֶחָד וּשְׁמו אֶחָד
לְשֵׁם וּלְתִפְאֶרֶת וְלִתְהִלָּה:
לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה
לִקְרַאת שַׁבָּת לְכוּ וְנֵלְכָה
כִּי הִיא מְקור הַבְּרָכָה
מֵראשׁ מִקֶּדֶם נְסוּכָה
סוף מַעֲשֶׂה בְּמַחֲשָׁבָה תְּחִלָּה
לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה
מִקְדַּשׁ מֶלֶךְ עִיר מְלוּכָה
קוּמִי צְאִי מִתּוךְ הַהֲפֵכָה
רַב לָךְ שֶׁבֶת בְּעֵמֶק הַבָּכָא
וְהוּא יַחְמול עָלַיִךְ חֶמְלָה
לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה
הִתְנַעֲרִי מֵעָפָר קוּמִי
לִבְשִׁי בִּגְדֵי תִפְאַרְתֵּךְ עַמִּי
עַל יַד בֶּן יִשַּׁי בֵּית הַלַּחְמִי
קָרְבָה אֶל נַפְשִׁי גְּאָלָהּ
לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה
הִתְעורְרִי
הִתְעורְרִי
כִּי בָא אורֵךְ קוּמִי אורִי
עוּרִי עוּרִי שִׁיר דַּבֵּרִי
כְּבוד ה' עָלַיִךְ נִגְלָה
לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה
לא תֵבושִׁי וְלא תִכָּלְמִי
מַה תִּשְׁתּוחֲחִי וּמַה תֶּהֱמִי
בָּךְ יֶחֱסוּ עֲנִיֵּי עַמִּי
וְנִבְנְתָה עִיר עַל תִּלָּהּ
לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה
וְהָיוּ לִמְשִׁסָּה שׁוסָיִךְ
וְרָחֲקוּ כָּל מְבַלְּעָיִךְ
יָשִׂישׂ עָלַיִךְ אֱלהָיִךְ
כִּמְשׂושׂ חָתָן עַל כַּלָּה
לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה
יָמִין וּשְׂמאל תִּפְרוצִי
וְאֶת ה' תַּעֲרִיצִי
עַל יַד אִישׁ בֶּן פַּרְצִי
וְנִשְׂמְחָה וְנָגִילָה
לְכָה דודִי לִקְרַאת כַּלָּה. פְּנֵי שַׁבָּת נְקַבְּלָה
בּאִי בְשָׁלום עֲטֶרֶת בַּעְלָהּ
גַּם בְּשִׂמְחָה בְּרִנָּה וּבְצָהֳלָה
תּוךְ אֱמוּנֵי עַם סְגֻלָּה
בּאִי כַּלָּה. בּאִי כַּלָּה
Le Kiddouch est la bénédiction sur le vin. Faire le Kiddouch le vendredi soir et le samedi matin est une façon de proclamer que ce jour est différent des autres, que c’est un jour saint. Le Kiddouch du vendredi soir commence par les versets de la Torah qui racontent que Dieu cessa l’œuvre de Création le septième jour et déclara ce jour saint (Genèse 2 :1-3). Puis suivent deux bénédictions : la bénédiction sur le vin (Baroukh ata adonaï élohénou melekh haolam, boré peri hagafen) et une bénédiction plus longue qui présente le Chabbat comme la commémoration de la Création du monde d’une part et de la sortie d’Égypte d’autre part, car c’est après la sortie d’Égypte que le commandement d’observer le Chabbat a été donné aux Hébreux.
Faire le Kiddouch le vendredi soir et le samedi matin est une façon de proclamer que ce jour est différent des autres, que c’est un jour saint. Il est composé d’un passage de la Torah (Exode 31 :16-17) qui présente le Chabbat comme un « signe éternel » entre Dieu et le peuple juif, et de la bénédiction sur le vin (Barouh ata adonaï élohénou melekh haolam, boré peri hagafen).
EXPLICATION
Les premiers versets du Cantique des Cantiques (Chir Hachirim) sont chantés à l’office d’accueil du Chabbat le vendredi soir. Ce cantique attribué au roi Salomon parle de l’amour entre Dieu et le peuple juif à travers l’image de l’amour entre un homme et une femme.
Qu'il me prodigue les baisers de sa bouche ! Car tes caresses sont plus délicieuses que le vin. Tes parfums sont suaves à humer. Telle une huile aromatique qui se répand, tel est ton nom. C'est pourquoi les jeunes filles se sont éprises de toi. Entraîne-moi à ta suite, courons ! Le roi m'a conduite dans ses appartements. C'est en toi que nous cherchons liesse et allégresse. Nous prisons tes caresses plus que le vin, car il est bon de t'aimer.
שִׁיר הַשִּׁירִים, אֲשֶׁר לִשְׁלֹמֹה
יִשָּׁקֵנִי מִנְּשִׁיקוֹת פִּיהוּ
כִּי-טוֹבִים דֹּדֶיךָ מִיָּיִן
לְרֵיחַ שְׁמָנֶיךָ טוֹבִים
שֶׁמֶן תּוּרַק שְׁמֶךָ
עַל-כֵּן, עֲלָמוֹת אֲהֵבוּךָ
מָשְׁכֵנִי, אַחֲרֶיךָ נָּרוּצָה
הֱבִיאַנִי הַמֶּלֶךְ חֲדָרָיו
נָגִילָה וְנִשְׂמְחָה בָּךְ
נַזְכִּירָה דֹדֶיךָ מִיַּיִן
מֵישָׁרִים אֲהֵבוּךָ
Vous trouverez ici des textes qui ont une importance particulière pour le judaïsme.
La plupart sont extraits du Tanakh et du Talmud, quelques-uns sont plus récents